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phuong.tran.huu3
Phuong Tran Huu :
vì đeo ngoài 1 đăng trong nẻo thế shop
2025-11-07 16:45:04
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Scène ordinaire et drame silencieux.  Depuis huit heures du matin, il est là, debout sous un soleil de plomb.Son visage perle de sueur, son regard reste digne.  Il vend des figues de Barbarie sur le bord de la route. Un passant s’arrête, curieux : — À combien la pièce , mon fils ? — Celles-ci à 5 dirhams, celles-là à 6 dirham , répond calmement le vendeur. L’homme tourne les talons, sans un mot.  Une dame arrive, pose la même question, puis s’en va elle aussi. Ils seront nombreux à faire de même.  Seuls quelques rares  clients, sur toute une matinée, daigneront acheter. Fatigué, vidé, le vendeur finit par se réfugier à l’ombre d’une voiture.  Il s’y assied, les coudes sur les genoux, les mains sur la tête. Un geste de découragement, presque de désespoir. Et pourtant… Ces mêmes clients qui rechignent à payer 5 ou 6 dirhams à un vendeur ambulant n’hésitent pas à dépenser bien plus dans les grandes chaînes de restauration rapide ou les cafés chics du bord de mer.  Ils y laissent généreusement pourboire et monnaie, sans jamais discuter le prix. Mais face à la misère d’un homme, on négocie, on pinaille. Deux dirhams ici, quatre dirhams là.  Une prétendue prudence qui, en réalité, confine à l’indifférence. Il est peut-être temps de revoir nos priorités.  Deux, trois, quatre dirhams ?  Considérez-les comme une aumône.  Comme la TVA que vous payez sans broncher dans les grandes surfaces et les centres commerciaux.  Offrez-les sans débat, avec un peu d’humanité. Car au fond, l’homme reste le frère de l’homme. Et si vous ne pouvez pas aider un plus démuni, au moins, ne l’écrasez pas davantage. Abdellah Hanbali
Scène ordinaire et drame silencieux. Depuis huit heures du matin, il est là, debout sous un soleil de plomb.Son visage perle de sueur, son regard reste digne. Il vend des figues de Barbarie sur le bord de la route. Un passant s’arrête, curieux : — À combien la pièce , mon fils ? — Celles-ci à 5 dirhams, celles-là à 6 dirham , répond calmement le vendeur. L’homme tourne les talons, sans un mot. Une dame arrive, pose la même question, puis s’en va elle aussi. Ils seront nombreux à faire de même. Seuls quelques rares clients, sur toute une matinée, daigneront acheter. Fatigué, vidé, le vendeur finit par se réfugier à l’ombre d’une voiture. Il s’y assied, les coudes sur les genoux, les mains sur la tête. Un geste de découragement, presque de désespoir. Et pourtant… Ces mêmes clients qui rechignent à payer 5 ou 6 dirhams à un vendeur ambulant n’hésitent pas à dépenser bien plus dans les grandes chaînes de restauration rapide ou les cafés chics du bord de mer. Ils y laissent généreusement pourboire et monnaie, sans jamais discuter le prix. Mais face à la misère d’un homme, on négocie, on pinaille. Deux dirhams ici, quatre dirhams là. Une prétendue prudence qui, en réalité, confine à l’indifférence. Il est peut-être temps de revoir nos priorités. Deux, trois, quatre dirhams ? Considérez-les comme une aumône. Comme la TVA que vous payez sans broncher dans les grandes surfaces et les centres commerciaux. Offrez-les sans débat, avec un peu d’humanité. Car au fond, l’homme reste le frère de l’homme. Et si vous ne pouvez pas aider un plus démuni, au moins, ne l’écrasez pas davantage. Abdellah Hanbali

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