ange_13k2 :
Dans la fumée sale du shit qui racle ma poitrine,
Je cherche un visage… mais la nuit m’assassine.
Les absents me regardent, froids, derrière leurs vitrines,
Comme si mon nom n’était qu’une mauvaise ruine.
Ils m’ont laissé là, parmi les ombres effondrées,
Et même mes souvenirs refusent de me serrer.
J’essaie de dire je t’aime, mais les mots sont brisés,
Ils tombent de ma bouche comme du verre écrasé.
Je marche dans un couloir de silence trop serré,
Et ce poème lui-même veut pas me tolérer.
Il me traite de rature, de corps mal calibré,
Il dit que je suis de trop, qu’il veut pas m’endosser.
Le shit brûle encore, lent, comme une vieille rancune,
Il peint mes pensées d’une encre sans lune.
La solitude rit, froide, en me tournant la plume,
Elle dit : “T’es seul. Même ton ombre t’abandonne.”
Je parle à la nuit, mais la nuit ne répond pas,
Elle sait que je vacille, que je tiens mal debout là.
Et ce texte, orgueilleux, me murmure tout bas :
“Va-t’en. Même ta douleur ne veut pas de toi
2025-12-11 17:58:58