@kanrounkadiawara: Gelaay Aali Faal est né vers 1898 à Aram, village situé dans l’actuel département de Podor, au Sénégal. Il fut emporté en 1971 par une épidémie de choléra. Dans l’origine du « Pekaan », on retrouve les pérégrinations le long du fleuve Sénégal d’un certain Demba Jeey, ancêtre du clan répondant au patronyme Jeey, de la catégorie socio-professionnelle des « Subalbe », pluriel de « Cubballo », groupe « Hal-pulaar » spécialisé dans la pêche continentale. Au cours de ses randonnées, Demba Jeey 1er aurait « acquis le ‘Pekaan’ d’un génie des eaux qu’il aurait surpris en train de chanter ce qui sera l’hymne des pêcheurs » (A. A. Sy, 1978). Ce patrimoine artistique fut transmis aux descendants de son clan selon le mode de dévolution patriarcale. Le dernier détenteur au sein du clan en fut Demba Jeeyel du village de Siwre, situé dans l’Île-à-Morphil. C’est de ce dernier que Gelaay Aali Faal acquit le « Pekaan ». Gelaay est entré dans le monde hermétique du « Pekaan » un peu par effraction, puisqu’il était un Faal et non un Jeey, malgré son appartenance au groupe socio-professionnel des « Subalbe ». Attiré par cet art dès son jeune âge, il se fit disciple très dévoué de Demba Jeeyel qui l’autorisa à chanter le « Pekaan ». Il finira par s’imposer dans ce genre littéraire traditionnel grâce à son génie créateur. Gelaay fut le dernier grand chanteur de « Pekaan », car tous ceux qui ont chanté ce genre après lui n’ont fait que reprendre ses thèmes en essayant d’imiter sa voix. Le « Pekaan » se chantait à l’occasion du « fiifire » ou pêche au caïman, sorte de joutes sportives auxquelles prenaient part des pêcheurs, à quelque village qu’ils appartiennent. On y magnifiait l’adresse dans le tir au harpon autant que les capacités mystiques des participants à déjouer, par des incantations, les pièges du caïman qui, dans la mythologie « cubballo », peut être aussi dangereux que le plus magicien des hommes. Le « Pekaan » fut donc à ses origines une chanson de geste, toujours déclamée par des chanteurs du clan des Jeey lors du « fiifire », un récit de louanges envers le(s) héros du jour. Il s’est par la suite abreuvé de mythes et de légendes qui l’ont hissé au rang d’épopée. C’est incontestablement Gelaay Aali Faal qui a donné au « Pekaan » ses titres de noblesse en tirant son espace d’inspiration vers des muses aux traits moins typés par le « fiifire », tout en en préservant la dimension ésotérique originelle. C’est également lui qui l’a porté sur la place publique en le chantant lors des veillées au clair de lune. Dimensions géographiques de l’épopée : la vallée du Sénégal dans le « Pekaan » Récits épiques de Gelaay Aali Faal Geographic dimensions of the epic: the Senegal Valley in « Pekaan » Amadou M. Camara Jaaltaabe : chargé de l’administration du culte des génies de l’eau en l’honneur desquels les femmes peules versent dans le fleuve quelques gouttes du lait qu’elles transportent. Maîtres des rivières, ils organisent le fiifire, ouvrent et ferment les saisons de pêche, patronnent les fêtes folkloriques ou Pekaan en l’honneur des Subalbe. (La première hégémonie peule, Oumar Kane) So nooroo arii e seerndeede
Karounka diawara
Region: BE
Thursday 26 February 2026 21:10:59 GMT
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Comments
Djibril Thioye :
ndeysan
2026-02-27 01:42:57
1
Thierno abdoul Kane :
C'est un plaisir d'être Guelaye Ali Fall un poète de l'eau.
2026-06-10 21:21:12
0
avi madrid :
🥰🥰🥰
2026-02-27 00:15:49
1
Yero :
❤️❤️❤️
2026-02-26 21:28:06
1
salifiable2 :
🥰🥰🥰
2026-02-26 21:14:24
1
cheikh gaye123 :
🥰🥰🥰
2026-03-28 21:57:38
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