Seiko :
Je ne sais quel poème écrire. Mes mots seront imparfaits, ils divagueront comme un navire sans boussole sur une mer inconnue. Je ne parle point pour m'élever, mais pour que vous saisissiez l'écho de mon âme : je n'ai que vingt ans, un jeune homme qui tente, tant bien que mal, de forger en lui la stature d'un sage.
Dans ce monde, nous cherchons tous un repos, une vérité dans la science, la foi ou le miroir. Ce n'est ni bien, ni mal ; c'est notre nature. Mais prenez garde : à force de traquer l'absolu, on risque de s'égarer soi-même. Est-il vital de percer le mystère de Dieu ou l'énigme de l'enfer ? Restez simplement vous-mêmes. Les dieux ne sauraient juger celui qui agit selon la boussole de son cœur.
Nous sommes les êtres les plus fragiles, et pourtant, c'est de cette faille que jaillit la puissance. Le bonheur germe dans le terreau du malheur. Puisque tout est éphémère, pourquoi s'enchaîner à la souffrance ? L'homme d'hier est mort, celui de demain n'est qu'une promesse ; seul celui de l'instant respire. Avancez.
On vous dira que le monde est hostile, que votre voisin guette votre chute pour se sentir grand. Mais moi, du haut de ma faiblesse, je vous admire. Je salue votre combat pour exister dans cet enfer terrestre. Je suis fier de vous, sans exception. Même celui qui a commis l'irréparable, je lui offre mon pardon. Car si tuer, c'est anéantir un futur possible, l'humain reste capable du pire comme du sublime. Le "Mal" n'est qu'un mot ; la vie, elle, est une réalité brute.
Ce texte est le cri d'un homme qui chérit l'humanité pour ses cicatrices. J'ai tout perdu, alors je n'ai plus rien à craindre, tout à gagner. Gardez le sourire. Et si les larmes montent, alors pleurez, mais ne cessez jamais de marcher.
2026-03-15 21:34:29