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ministerhgf
ministerhgf :
tiktok kakanya apa
2026-06-01 23:05:47
2
pnyamamaaaaa
Zaskiiaaa_ :
aargghh makasih kak di balas pke vt dong🙏🏻😭
2026-04-01 09:52:17
4
vivisolid
viv🤍 :
ini pakai size apa kakV
2026-04-24 17:01:02
1
afi4690
sie buang :
semua cepe dapet gk
2026-05-16 03:03:49
1
riskamarga
riskamarga :
ukuran apa kak tinggi dan bb brp
2026-05-22 14:10:15
0
iwan.syahrizal1
iwansyahrizal63 :
cantik banget sapa dulu mana tau jodoh ☺️
2026-04-06 13:33:20
1
mrasell28
marsel_TRJ :
🥵
2026-04-05 12:48:13
0
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De l'article 87 bis aux poursuites pour discours de haine : Ali Belhout purge sa peine  « Un peuple sans sa langue est un peuple sans liberté » Il est enseignant, musicien, romancier. Il aime sa langue, la chante, l’écrive. Pour ce seul crime — être un homme libre en pays qui ne l’est plus — Ali Belhot, enfant de Kabylie, a passé trois années de sa vie derrière les barreaux. Il vient de retrouver la lumière du jour, ses amis, les siens. Mais son ombre, hélas, ne flottera plus seule. « L’arbitraire ne s’abat jamais sur le silence, mais toujours sur la parole qui ose s’élever » : cette vérité trouve en l’écrivain kabyle une triste illustration. Arrêté, poursuivi, condamné au nom d’une justice malade de ses peurs, Belhot a subi l’acharnement d’un code — l’article 87 bis — que les défenseurs des droits humains comparent volontiers à une arme de destruction de l’esprit. Si la chambre d’accusation abandonna finalement les charges terroristes, trop grossières pour tenir, le parquet choisit un autre front : le tribunal correctionnel. Le motif ? « Apologie de discours de haine » et « atteinte à l’intérêt national ». Le vrai délit ? Avoir publié un roman, Ajeǧǧig n ugudu, écrit dans la langue de sa mère. Deux maisons d’édition furent traînées à la même barre, comme si diffuser un livre relevait de la conjuration. En mars 2024, la cour d’appel de Tizi-Ouzou scella le destin de l’artiste : trois années de détention ferme, une amende, et un an d’emprisonnement pour les éditeurs. Trois ans pour une plume ! Trois ans parce qu’il chante en kabyle, parce qu’il enseigne sa langue, parce qu’il refuse de la taire. On libère un Kabyle pour en condamner un autre À peine Ali Belhot retrouve-t-il l’air libre que l’arbitraire frappe à nouveau, plus bas, plus loin. Ce 4 juin 2026, vers sept heures du matin, Mourad Chabane a été arraché à son sommeil à Aokas. La Brigade rapide d’intervention (BRI) de la wilaya de Béjaïa l’a conduit, après une brève halte au commissariat local sous le vague prétexte d’une « enquête », jusqu’au commissariat central de Béjaïa. Puis, comparution immédiate devant le juge. Et ce dernier, après consultation de son dossier, a ordonné son transfert vers Alger. Jusqu’à cette heure, aucun motif officiel ne vient éclairer cette arrestation. Aucune charge, aucun délit formellement énoncé. Rien, sinon le bruit matinal des crosses contre une porte et le silence des juges qui suivent. « On peut emprisonner un homme, jamais la vérité qu’il porte dans ses mots » : la liberté retrouvée d’Ali Belhot sonne comme une gifle au visage de ceux qui croient museler l’écriture à coups d’articles élastiques. Mais que dire de ces trois années volées à la littérature, à la musique, à la transmission ? Pendant que certains ne parlent que d’élections et de calculs de pouvoir, des écrivains, des journalistes, des citoyens continuent de payer de leur chair le droit de penser et d’écrire. « Quand la loi s’invente des crimes pour punir les mots, ce n’est plus la justice qui gouverne, mais la peur déguisée en sentence » : méditons cette sentence. Car la libération d’un homme ne doit pas fermer un débat, mais l’ouvrir plus grand encore. La langue n’est pas un délit. L’amour de sa culture n’est pas un complot. Et l’encre, quoi qu’on fasse, finit toujours par resurgir plus noire, plus forte, plus libre. Pour ne pas oublier : « Un peuple sans sa langue est un peuple sans liberté » — qu’elle soit chantée, enseignée ou écrite, la langue est le dernier rempart contre l’arbitraire. Et à cet arbitraire, Ali Belhot a opposé sa kabylité. C’est là tout son crime, et tout son honneur. Boualem Afir.  #kabylie #kabyle #algerie #injustice  @toutlemonde
De l'article 87 bis aux poursuites pour discours de haine : Ali Belhout purge sa peine « Un peuple sans sa langue est un peuple sans liberté » Il est enseignant, musicien, romancier. Il aime sa langue, la chante, l’écrive. Pour ce seul crime — être un homme libre en pays qui ne l’est plus — Ali Belhot, enfant de Kabylie, a passé trois années de sa vie derrière les barreaux. Il vient de retrouver la lumière du jour, ses amis, les siens. Mais son ombre, hélas, ne flottera plus seule. « L’arbitraire ne s’abat jamais sur le silence, mais toujours sur la parole qui ose s’élever » : cette vérité trouve en l’écrivain kabyle une triste illustration. Arrêté, poursuivi, condamné au nom d’une justice malade de ses peurs, Belhot a subi l’acharnement d’un code — l’article 87 bis — que les défenseurs des droits humains comparent volontiers à une arme de destruction de l’esprit. Si la chambre d’accusation abandonna finalement les charges terroristes, trop grossières pour tenir, le parquet choisit un autre front : le tribunal correctionnel. Le motif ? « Apologie de discours de haine » et « atteinte à l’intérêt national ». Le vrai délit ? Avoir publié un roman, Ajeǧǧig n ugudu, écrit dans la langue de sa mère. Deux maisons d’édition furent traînées à la même barre, comme si diffuser un livre relevait de la conjuration. En mars 2024, la cour d’appel de Tizi-Ouzou scella le destin de l’artiste : trois années de détention ferme, une amende, et un an d’emprisonnement pour les éditeurs. Trois ans pour une plume ! Trois ans parce qu’il chante en kabyle, parce qu’il enseigne sa langue, parce qu’il refuse de la taire. On libère un Kabyle pour en condamner un autre À peine Ali Belhot retrouve-t-il l’air libre que l’arbitraire frappe à nouveau, plus bas, plus loin. Ce 4 juin 2026, vers sept heures du matin, Mourad Chabane a été arraché à son sommeil à Aokas. La Brigade rapide d’intervention (BRI) de la wilaya de Béjaïa l’a conduit, après une brève halte au commissariat local sous le vague prétexte d’une « enquête », jusqu’au commissariat central de Béjaïa. Puis, comparution immédiate devant le juge. Et ce dernier, après consultation de son dossier, a ordonné son transfert vers Alger. Jusqu’à cette heure, aucun motif officiel ne vient éclairer cette arrestation. Aucune charge, aucun délit formellement énoncé. Rien, sinon le bruit matinal des crosses contre une porte et le silence des juges qui suivent. « On peut emprisonner un homme, jamais la vérité qu’il porte dans ses mots » : la liberté retrouvée d’Ali Belhot sonne comme une gifle au visage de ceux qui croient museler l’écriture à coups d’articles élastiques. Mais que dire de ces trois années volées à la littérature, à la musique, à la transmission ? Pendant que certains ne parlent que d’élections et de calculs de pouvoir, des écrivains, des journalistes, des citoyens continuent de payer de leur chair le droit de penser et d’écrire. « Quand la loi s’invente des crimes pour punir les mots, ce n’est plus la justice qui gouverne, mais la peur déguisée en sentence » : méditons cette sentence. Car la libération d’un homme ne doit pas fermer un débat, mais l’ouvrir plus grand encore. La langue n’est pas un délit. L’amour de sa culture n’est pas un complot. Et l’encre, quoi qu’on fasse, finit toujours par resurgir plus noire, plus forte, plus libre. Pour ne pas oublier : « Un peuple sans sa langue est un peuple sans liberté » — qu’elle soit chantée, enseignée ou écrite, la langue est le dernier rempart contre l’arbitraire. Et à cet arbitraire, Ali Belhot a opposé sa kabylité. C’est là tout son crime, et tout son honneur. Boualem Afir. #kabylie #kabyle #algerie #injustice @toutlemonde

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