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bertincisneros
Bertin Cisneros :
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2026-04-28 04:02:21
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Aujourd’hui, 25 mai, c’est la Journée de l’Afrique. Et plutôt que de poster une image générique, j’ai choisi de vous parler d’une révolution scientifique en cours. Il faut aussi préciser que même si la médecine moderne s’est construite pour des corps européens, c’est aussi sur la souffrance des corps noirs qu’elle a obtenu certaines de ses plus grandes avancées. Les cellules d’Henrietta Lacks, prélevées sans consentement en 1951, et qui sont à l’origine du vaccin contre la polio, de la FIV, des recherches sur le cancer. L’étude de Tuskegee, où pendant 40 ans des hommes noirs ont été laissés mourir de la syphilis pour observer la maladie — même après que la pénicilline soit devenue le standard de traitement. Les femmes esclavagisées opérées sans anesthésie par J. Marion Sims, qu’on appelle aujourd’hui le “père de la gynécologie moderne”. Cette souffrance a nourri une science qui ensuite ne nous a jamais pensés comme patients. C’est tout l’enjeu de cette révolution scientifique africaine : non seulement combler le manque, mais retourner l’histoire. Et ce retournement, il a un visage. Celui d’Ambroise Wonkam, médecin et généticien camerounais qui a repris le flambeau de Charles Rotimi. Il préside aujourd’hui la Société Africaine de Génétique Humaine, celle-là même que Rotimi avait fondée vingt ans plus tôt à Accra. Et il pilote 3MAG, le projet le plus ambitieux jamais porté par le continent en génomique : séquencer 3 millions de génomes africains en plus d’ici 2031. Mais le vrai signal de bascule, c’est ailleurs. Ce nouveau projet sera principalement financé par les États africains eux-mêmes, alors que H3Africa dépendait des fonds américains et britanniques. La souveraineté scientifique du continent n’est plus un slogan. Elle est en train de se construire. Je suis sur la vague #NotWaiting 🌊 #NotWaiting #OnNAttendPas
Aujourd’hui, 25 mai, c’est la Journée de l’Afrique. Et plutôt que de poster une image générique, j’ai choisi de vous parler d’une révolution scientifique en cours. Il faut aussi préciser que même si la médecine moderne s’est construite pour des corps européens, c’est aussi sur la souffrance des corps noirs qu’elle a obtenu certaines de ses plus grandes avancées. Les cellules d’Henrietta Lacks, prélevées sans consentement en 1951, et qui sont à l’origine du vaccin contre la polio, de la FIV, des recherches sur le cancer. L’étude de Tuskegee, où pendant 40 ans des hommes noirs ont été laissés mourir de la syphilis pour observer la maladie — même après que la pénicilline soit devenue le standard de traitement. Les femmes esclavagisées opérées sans anesthésie par J. Marion Sims, qu’on appelle aujourd’hui le “père de la gynécologie moderne”. Cette souffrance a nourri une science qui ensuite ne nous a jamais pensés comme patients. C’est tout l’enjeu de cette révolution scientifique africaine : non seulement combler le manque, mais retourner l’histoire. Et ce retournement, il a un visage. Celui d’Ambroise Wonkam, médecin et généticien camerounais qui a repris le flambeau de Charles Rotimi. Il préside aujourd’hui la Société Africaine de Génétique Humaine, celle-là même que Rotimi avait fondée vingt ans plus tôt à Accra. Et il pilote 3MAG, le projet le plus ambitieux jamais porté par le continent en génomique : séquencer 3 millions de génomes africains en plus d’ici 2031. Mais le vrai signal de bascule, c’est ailleurs. Ce nouveau projet sera principalement financé par les États africains eux-mêmes, alors que H3Africa dépendait des fonds américains et britanniques. La souveraineté scientifique du continent n’est plus un slogan. Elle est en train de se construire. Je suis sur la vague #NotWaiting 🌊 #NotWaiting #OnNAttendPas

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