L'introverti...✍️🧠✅ :
Quand l’histoire parle par nos noms
C’est la première fois que je pleure en écoutant un discours.
Pas à cause des larmes faciles, mais parce qu’aujourd’hui à l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a prononcé des noms qui ne sont pas des slogans. Ce sont des ancres.
Il a cité Cheikh Ahmadou Bamba.
Le marabout qui a répondu à l’arme par le chapelet, à l’exil par la patience, à la violence par la non-violence. On lui a tout pris sauf sa liberté intérieure. Et c’est cette liberté-là qu’il nous a laissée. Quand Sonko prononce son nom, ce n’est pas de la religion qu’il parle. C’est de la résistance tranquille de celui qui refuse de plier l’âme même quand le corps est enchaîné.
Il a cité Aline Sitéo Diatta.
La jeune femme de Kabrousse qui a dit non à l’impôt colonial et à l’humiliation. Elle n’avait ni armée ni discours savant. Elle avait une certitude : son peuple ne se vend pas. On l’a arrêtée, exilée, oubliée dans les livres d’histoire officiels. Mais son nom vit encore dans la bouche des femmes du Sud. Quand il est prononcé à l’Assemblée, c’est la mémoire des femmes qu’on remet au centre. La mémoire de celles qui se sont levées sans demander la permission.
Il a cité Mamadou Dia.
L’économiste, le premier président du Conseil du Sénégal indépendant, l’homme qui a voulu un développement pensé par et pour les Sénégalais. On l’a renversé, emprisonné, effacé des manuels. Mais son projet d’autosuffisance et de dignité économique n’a jamais été dépassé. Quand son nom résonne aujourd’hui, c’est l’idée d’un Sénégal qui se tient debout par lui-même qui revient.
2026-05-26 11:57:55