@nanny261062: #ใส่แล้วผอม #พิกัดชุด #พรางหุ่น #ไอเดียแต่งตัว #ootdth

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G.B.H., c'est trois cent trente-cinq entreprises, plus de cinq milliards d'euros de chiffre d'affaires… et des marges qu'on ne voit pas. Voici ce que nopopol a découvert sur le groupe Bernard Hayot. D'abord, l'empire. Bernard Hayot bâtit son empire dans la distribution : Monoprix, puis Carrefour. Aujourd'hui, de l'automobile au béton, le groupe est partout, avec près de dix mille salariés en outre-mer. En Martinique, il pèse environ quarante pour cent de la grande distribution. Ensuite, les marges. Ses comptes consolidés ? Publiés seulement après une procédure judiciaire lancée par des lanceurs d'alerte. Un pot de confiture importé passe par une centrale d'achat et trois sociétés logistiques : toutes filiales de G.B.H., chacune avec sa marge. S'y ajoutent les marges arrière : des primes versées par les fournisseurs, en fin d'année. Qui les encaisse ? Au Sénat, le groupe désigne sa filiale Profima, chargée selon lui de tout reverser aux magasins. Mais Profima garde son compte de résultat confidentiel, une option réservée, selon nopopol, aux sociétés hors groupe. Or elle est détenue à cent pour cent par G.B.H. Un rapport de commissaire aux comptes lève pourtant le voile : près de deux millions et demi de bénéfice, et près de cinq millions de dividendes en trois ans. Et sur deux cent onze sociétés françaises du groupe, cent trente-huit ont demandé la confidentialité de tout ou partie de leurs comptes. Enfin, l'État. Depuis deux mille douze, l'Autorité de la concurrence peut imposer des cessions en outre-mer. Elle ne l'a jamais fait. Le Parquet national financier a ouvert une information judiciaire contre X, notamment pour abus de position dominante. G.B.H. conteste fermement. La présomption d'innocence s'applique. Côté influence, un ancien conseiller ministériel affirme avoir vu Bernard Hayot rencontrer huit fois le ministre des Outre-mer. Après un signalement de Transparency International, le groupe a dû déclarer vingt-cinq actions de lobbying, dont certaines en pleine crise de deux mille vingt-quatre. Et en mai deux mille vingt-cinq, Emmanuel Macron élève Bernard Hayot grand officier de la Légion d'honneur. Pour G.B.H., la vie chère est d'abord une question de revenus et d'emploi. Dix-sept questions lui ont été envoyées : aucune réponse à la publication. L'enquête complète est sur la chaîne de nopopol.
G.B.H., c'est trois cent trente-cinq entreprises, plus de cinq milliards d'euros de chiffre d'affaires… et des marges qu'on ne voit pas. Voici ce que nopopol a découvert sur le groupe Bernard Hayot. D'abord, l'empire. Bernard Hayot bâtit son empire dans la distribution : Monoprix, puis Carrefour. Aujourd'hui, de l'automobile au béton, le groupe est partout, avec près de dix mille salariés en outre-mer. En Martinique, il pèse environ quarante pour cent de la grande distribution. Ensuite, les marges. Ses comptes consolidés ? Publiés seulement après une procédure judiciaire lancée par des lanceurs d'alerte. Un pot de confiture importé passe par une centrale d'achat et trois sociétés logistiques : toutes filiales de G.B.H., chacune avec sa marge. S'y ajoutent les marges arrière : des primes versées par les fournisseurs, en fin d'année. Qui les encaisse ? Au Sénat, le groupe désigne sa filiale Profima, chargée selon lui de tout reverser aux magasins. Mais Profima garde son compte de résultat confidentiel, une option réservée, selon nopopol, aux sociétés hors groupe. Or elle est détenue à cent pour cent par G.B.H. Un rapport de commissaire aux comptes lève pourtant le voile : près de deux millions et demi de bénéfice, et près de cinq millions de dividendes en trois ans. Et sur deux cent onze sociétés françaises du groupe, cent trente-huit ont demandé la confidentialité de tout ou partie de leurs comptes. Enfin, l'État. Depuis deux mille douze, l'Autorité de la concurrence peut imposer des cessions en outre-mer. Elle ne l'a jamais fait. Le Parquet national financier a ouvert une information judiciaire contre X, notamment pour abus de position dominante. G.B.H. conteste fermement. La présomption d'innocence s'applique. Côté influence, un ancien conseiller ministériel affirme avoir vu Bernard Hayot rencontrer huit fois le ministre des Outre-mer. Après un signalement de Transparency International, le groupe a dû déclarer vingt-cinq actions de lobbying, dont certaines en pleine crise de deux mille vingt-quatre. Et en mai deux mille vingt-cinq, Emmanuel Macron élève Bernard Hayot grand officier de la Légion d'honneur. Pour G.B.H., la vie chère est d'abord une question de revenus et d'emploi. Dix-sept questions lui ont été envoyées : aucune réponse à la publication. L'enquête complète est sur la chaîne de nopopol.

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