@mst4f4_krd_09: خوزیکا ..‼️ ئەو کەسێن برینێن مەزن ل دووڤ خۆ هێلاین بو مە ، زانی با کا بێدەنگیا شەڤێ چەند یا خەست و دژوار و ب زەحمەتە بۆ مە ..‼️ 🥺💔 #duhok_zaxo_amedi_semel_akre_hawler_اا #explore #badini #forvoupage #badini

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Comments

.kurdistan.93
''k.duski.ꨄ'' :
ژبه ر خوشیت خوو.. وان هاش خه م و ئازاریت مه نینه😔💔
2026-06-07 20:28:12
4
nergz_duski8
نيركز دوسكي :
👍👌
2026-06-07 21:30:24
1
helan_jan04
helan_jan :
🥺🥺🥺
2026-06-08 22:16:12
0
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Quand le morceau fait l'effet d'une bombe. L'Église catholique zaïroise, déjà affaiblie par l'exil forcé du Cardinal Malula provoqué par ⁠Madrandele Tanzi, panique. Les évêques considèrent la chanson comme blasphématoire et hérétique. L'Église décide d'excommunier officiellement Verckys Kiamuangana. C’est là que le régime de Mobutu entre en jeu. Une diffusion en boucle : Le Bureau Politique du MPR (dirigé par Madrandele) saute sur l'occasion. Le pouvoir récupère la chanson pour en faire l'hymne officieux de la politique d'Authenticité. Sur ordre du régime, la station de radio d'État (La Voix du Zaïre) diffuse « Nakomitunaka » presque toutes les heures pour narguer le clergé catholique. Fort du soutien de Mobutu, Verckys se moque de son excommunication, sa popularité devient immense, et le disque bat tous les records de vente en Afrique centrale. Pendant que Verckys attaque l'Église sur le plan culturel, le chef de file de la musique zaïroise, Franco Luambo Makiadi (leader du T.P. OK Jazz), joue un rôle plus politique et complexe de
Quand le morceau fait l'effet d'une bombe. L'Église catholique zaïroise, déjà affaiblie par l'exil forcé du Cardinal Malula provoqué par ⁠Madrandele Tanzi, panique. Les évêques considèrent la chanson comme blasphématoire et hérétique. L'Église décide d'excommunier officiellement Verckys Kiamuangana. C’est là que le régime de Mobutu entre en jeu. Une diffusion en boucle : Le Bureau Politique du MPR (dirigé par Madrandele) saute sur l'occasion. Le pouvoir récupère la chanson pour en faire l'hymne officieux de la politique d'Authenticité. Sur ordre du régime, la station de radio d'État (La Voix du Zaïre) diffuse « Nakomitunaka » presque toutes les heures pour narguer le clergé catholique. Fort du soutien de Mobutu, Verckys se moque de son excommunication, sa popularité devient immense, et le disque bat tous les records de vente en Afrique centrale. Pendant que Verckys attaque l'Église sur le plan culturel, le chef de file de la musique zaïroise, Franco Luambo Makiadi (leader du T.P. OK Jazz), joue un rôle plus politique et complexe de "griot officiel". Franco comprend rapidement que pour faire prospérer son entreprise musicale au Zaïre, il doit plaire à Mobutu. Il compose des œuvres monumentales à la gloire du parti unique, le MPR. La diabolisation de l'opposition Lorsque le Cardinal Malula est chassé, Franco et d'autres orchestres créent des morceaux d'« animation politique » qui tournent en dérision les "traîtres à la nation". La musique de Franco sert à noyer les critiques de l'Église sous un flot de rythmes dansants et festifs, convainquant la jeunesse que la modernité se trouve chez Mobutu et non à l'église. Le double jeu de Franco Malgré ce rôle de propagandiste, Franco restera un artiste insaisissable. Des années plus tard, une fois l'Église matée, il n'hésitera pas à composer des chansons satiriques critiquant la corruption des politiciens du MPR, ce qui lui vaudra quelques séjours en prison, avant d'être à chaque fois libéré par Mobutu lui-même qui ne pouvait se passer de son En 1972, la musique n'était pas un simple divertissement au Zaïre ; elle était le prolongement de la voix de l'État. En finançant et en protégeant des artistes comme Verckys et Franco, le régime de Mobutu et Madrandele Tanzi a réussi à utiliser la culture populaire pour isoler le Cardinal Malula et faire accepter aux Zaïrois une rupture radicale avec les traditions chrétiennes occidentales. Comment une chanson a forcé le Vatican à reculer L'excommunication de Verckys Kiamuangana par les évêques de Kinshasa n'a pas arrêté le raz-de-marée de « Nakomitunaka ». Au contraire, le morceau a traversé les frontières du Zaïre pour devenir un hymne de libération mentale dans toute l'Afrique subsaharienne. Face au succès phénoménal de la chanson, le Saint-Siège (le Vatican) a compris que la violence ou la censure ne suffiraient pas à faire taire la jeunesse africaine. La chanson touchait une corde sensible . besoin pour les Africains de se reconnaître dans leur propre foi. L'« Inculturation » ou la naissance du Christ Noir. Pour éteindre l'incendie idéologique allumé par Verckys, l'Église catholique a dû opérer une révolution interne historique. C'est l'accélération de ce que l'on appelle l'inculturation. Le Vatican a assoupli ses règles dogmatiques, dans les décennies qui ont suivi, les églises d'Afrique ont été autorisées à peindre des Christs noirs, des Vierges Marie aux traits africains et des anges noirs. Le retour triomphal de la liturgie locale Ironie du sort, le ⁠Cardinal Malula, à son retour d'exil, est devenu le champion de cette africanisation en créant le « Rite zaïrois » (aujourd'hui appelé le Rite congolais). Il a intégré les tambours, les danses et les chants traditionnels directement dans la messe catholique. Une chanson populaire engagée a ainsi forcé la plus vieille institution du monde à adapter son imagerie religieuse pour ne pas perdre l'Afrique.

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