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La honte se doit d’être arrachée à la racine. La cuisine africaine, aussi vaste soit-elle, est encore parfois méprisée par nous-mêmes. Et oui, je vois qu’il y a du changement, j’en ai conscience. Mais je pense que le changement doit surtout être intérieur. Quelle image avons-nous de nos propres plats, de nos traditions culinaires ? Pourquoi n’avons-nous pas le réflexe de prendre de belles photos de nos plats et de les poster fièrement, comme nous pouvons le faire lorsqu’il s’agit d’une burrata, d’une salade César ou de pâtes à la truffe ? La question peut paraître tirée par les cheveux, mais en réalité, elle met en lumière quelque chose de plus profond : ce sentiment que beaucoup d’entre nous rattachent encore à tout ce qui vient de chez eux. Une forme de honte viscérale, parfois même inconsciente. « Le poisson, ça pue, j’aime pas. » Pourtant, le saumon aussi a une odeur particulière. « Le gombo, c’est dégoûtant. » Pourtant, le lin est tout aussi gluant. « Ça ne fait pas très propre. » Pourtant, combien de plats occidentaux ont des textures, des odeurs ou des apparences que nous avons appris à considérer comme raffinées ? Il faut reconnaître une bonne fois pour toutes que le problème est plus profond qu’une simple question de goût ou d’esthétique. Et peut-être que s’y attarder, comprendre d’où vient ce regard que nous portons sur nos propres cultures et apprendre à les regarder autrement réglerait déjà beaucoup de choses. Parce qu’au fond, pourquoi sommes-nous si fiers de certaines cuisines lorsqu’elles viennent d’ailleurs, mais parfois si gênés de montrer les nôtres ? La cuisine africaine mérite d’être montrée. Fièrement. Publiquement. Sans avoir besoin de l’excuser, de la rendre « plus jolie » ou de la comparer à autre chose pour lui donner de la valeur. #african #FoodTok #cuisine #africaine #fierté
La honte se doit d’être arrachée à la racine. La cuisine africaine, aussi vaste soit-elle, est encore parfois méprisée par nous-mêmes. Et oui, je vois qu’il y a du changement, j’en ai conscience. Mais je pense que le changement doit surtout être intérieur. Quelle image avons-nous de nos propres plats, de nos traditions culinaires ? Pourquoi n’avons-nous pas le réflexe de prendre de belles photos de nos plats et de les poster fièrement, comme nous pouvons le faire lorsqu’il s’agit d’une burrata, d’une salade César ou de pâtes à la truffe ? La question peut paraître tirée par les cheveux, mais en réalité, elle met en lumière quelque chose de plus profond : ce sentiment que beaucoup d’entre nous rattachent encore à tout ce qui vient de chez eux. Une forme de honte viscérale, parfois même inconsciente. « Le poisson, ça pue, j’aime pas. » Pourtant, le saumon aussi a une odeur particulière. « Le gombo, c’est dégoûtant. » Pourtant, le lin est tout aussi gluant. « Ça ne fait pas très propre. » Pourtant, combien de plats occidentaux ont des textures, des odeurs ou des apparences que nous avons appris à considérer comme raffinées ? Il faut reconnaître une bonne fois pour toutes que le problème est plus profond qu’une simple question de goût ou d’esthétique. Et peut-être que s’y attarder, comprendre d’où vient ce regard que nous portons sur nos propres cultures et apprendre à les regarder autrement réglerait déjà beaucoup de choses. Parce qu’au fond, pourquoi sommes-nous si fiers de certaines cuisines lorsqu’elles viennent d’ailleurs, mais parfois si gênés de montrer les nôtres ? La cuisine africaine mérite d’être montrée. Fièrement. Publiquement. Sans avoir besoin de l’excuser, de la rendre « plus jolie » ou de la comparer à autre chose pour lui donner de la valeur. #african #FoodTok #cuisine #africaine #fierté

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