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Fa,Ammar 🦋
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Saturday 20 June 2026 10:46:43 GMT
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Le numéro 1 mondial des échecs vient d'expliquer à quoi les échecs lui servent dans la vie. Magnus Carlsen : « La chose la plus utile que les échecs m'ont apprise, c'est à prendre de bonnes décisions à partir de données incomplètes, en un temps limité. » Ça paraît anodin. C'est en réalité un problème mathématique vertigineux. Le jeu d'échecs compte environ 10 puissance 120 parties possibles. C'est le nombre de Shannon. Plus que le nombre d'atomes dans l'univers observable. Aucun cerveau, aucune machine ne peut explorer cet espace en entier. Même les meilleurs moteurs n'en calculent qu'une fraction infime, puis tranchent. À chaque coup, on décide avec une information structurellement incomplète. Je joue depuis l'âge de 8 ans. Devant l'échiquier, je ne calcule jamais tout. Quelques coups, puis je tranche. Et il y a la pendule. Aux échecs, mon temps est compté : s'il s'épuise, je perds la partie, même avec une position gagnante. Alors je n'attends pas d'avoir tout calculé. Je décide, et je joue. C'est exactement la structure de la vie. Une explosion de chemins possibles, des données toujours partielles. À une différence près : dans la vie, l'horloge est invisible. Alors on repousse. La conversation difficile. La rencontre. Le travail qui ne nous correspond plus, qu'on garde un an de trop, le temps d'être sûr. On attend la décision parfaite, la certitude que tout ira bien. Elle ne viendra jamais. Sauf que le temps s'écoule quand même. Et un jour, il n'y en a plus. La rencontre est passée. Le poste est pris. La personne est partie. On n'a pas perdu parce qu'on a mal joué. On a perdu parce qu'on n'a pas joué.
Le numéro 1 mondial des échecs vient d'expliquer à quoi les échecs lui servent dans la vie. Magnus Carlsen : « La chose la plus utile que les échecs m'ont apprise, c'est à prendre de bonnes décisions à partir de données incomplètes, en un temps limité. » Ça paraît anodin. C'est en réalité un problème mathématique vertigineux. Le jeu d'échecs compte environ 10 puissance 120 parties possibles. C'est le nombre de Shannon. Plus que le nombre d'atomes dans l'univers observable. Aucun cerveau, aucune machine ne peut explorer cet espace en entier. Même les meilleurs moteurs n'en calculent qu'une fraction infime, puis tranchent. À chaque coup, on décide avec une information structurellement incomplète. Je joue depuis l'âge de 8 ans. Devant l'échiquier, je ne calcule jamais tout. Quelques coups, puis je tranche. Et il y a la pendule. Aux échecs, mon temps est compté : s'il s'épuise, je perds la partie, même avec une position gagnante. Alors je n'attends pas d'avoir tout calculé. Je décide, et je joue. C'est exactement la structure de la vie. Une explosion de chemins possibles, des données toujours partielles. À une différence près : dans la vie, l'horloge est invisible. Alors on repousse. La conversation difficile. La rencontre. Le travail qui ne nous correspond plus, qu'on garde un an de trop, le temps d'être sûr. On attend la décision parfaite, la certitude que tout ira bien. Elle ne viendra jamais. Sauf que le temps s'écoule quand même. Et un jour, il n'y en a plus. La rencontre est passée. Le poste est pris. La personne est partie. On n'a pas perdu parce qu'on a mal joué. On a perdu parce qu'on n'a pas joué.

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