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paraz4t
PaRaz4t :
Brother, where is the asset? You stopped getting into the recommendations(
2026-06-25 14:45:10
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seven90173v
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2026-06-27 02:44:39
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nataliamartins1963
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gorkhli17
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blgh_lajos
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which_nova
KARRAYA :
hi westh
2026-06-25 14:13:41
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Franck Lassan, de son vrai nom Fariala Wa Nyémbo, n'est pas un showman excentrique comme les grands leaders des orchestres de l'époque. C’est un homme élégant, discret, un poète à la voix de velours et au regard observateur. Il traîne sa guitare dans les ruelles de Kinshasa, écoutant les murmures de la ville, les disputes de couples, et la sagesse des anciens. Un soir, Franck Lassan est témoin d'une scène courante mais douloureuse : une relation brisée par l'infidélité, le mensonge et la vanité. À cette époque, Kinshasa est une fête permanente, mais derrière les lumières des dancings, la précipitation moderne fait oublier les valeurs de respect et de parole donnée. Lassan rentre chez lui, s'assied avec sa guitare sèche, et décide de puiser dans la tradition pour donner une leçon de vie. La Naissance d'une Métaphore Immortelle Au lieu de crier sa colère, il choisit l'art du dicton. Il se rappelle ce vieux proverbe lingala que les grands-pères murmuraient sous le manguier : « Mbwa azali na makolo minei, kasi alandaka se nzela moko » (Le chien a quatre pattes, mais il ne suit qu'un seul chemin).Pour Franck Lassan, cette phrase devient une révélation. Il se dit :
Franck Lassan, de son vrai nom Fariala Wa Nyémbo, n'est pas un showman excentrique comme les grands leaders des orchestres de l'époque. C’est un homme élégant, discret, un poète à la voix de velours et au regard observateur. Il traîne sa guitare dans les ruelles de Kinshasa, écoutant les murmures de la ville, les disputes de couples, et la sagesse des anciens. Un soir, Franck Lassan est témoin d'une scène courante mais douloureuse : une relation brisée par l'infidélité, le mensonge et la vanité. À cette époque, Kinshasa est une fête permanente, mais derrière les lumières des dancings, la précipitation moderne fait oublier les valeurs de respect et de parole donnée. Lassan rentre chez lui, s'assied avec sa guitare sèche, et décide de puiser dans la tradition pour donner une leçon de vie. La Naissance d'une Métaphore Immortelle Au lieu de crier sa colère, il choisit l'art du dicton. Il se rappelle ce vieux proverbe lingala que les grands-pères murmuraient sous le manguier : « Mbwa azali na makolo minei, kasi alandaka se nzela moko » (Le chien a quatre pattes, mais il ne suit qu'un seul chemin).Pour Franck Lassan, cette phrase devient une révélation. Il se dit : "Regarde cet animal. Malgré ses quatre pattes qui lui permettraient théoriquement de courir dans quatre directions différentes, il reste discipliné. Il choisit un seul sentier et s'y tient. Comment la femme, avec toute son intelligence, peut-elle s'éparpiller, tromper, et vouloir emprunter tous les chemins de la vie en même temps ?"C'est ainsi que naît « Laissez tomber ». La chanson commence par cette complainte douce, portée par une guitare acoustique qui pleure presque, et cette voix suave, unique, qui conseille d'abandonner la superficialité. C'est un appel à la fidélité, à la dignité et à la concentration. Le Miracle de l'OZRT Lorsque la chanson sort, elle touche une corde sensible, mais son destin bascule définitivement grâce à la magie de la télévision. Dans les années 70 et 80, le Zaïre (aujourd'hui la RDC) vit au rythme d'un rendez-vous dominical sacré : le théâtre populaire de la troupe Salongo. Chaque semaine, des millions de familles se rassemblent devant l'unique chaîne de télévision, l'OZRT. Les réalisateurs cherchent un générique pour l'émission phare « Le Théâtre de Chez Nous ». Ils veulent une musique qui respire la vérité, la morale et l'authenticité congolaise. Lorsqu'ils posent les premières notes de « Laissez tomber » sur les images des comédiens légendaires comme Monoko, Masumu Debrindet ou Inzia, la magie opère instantanément. Dès cet instant, la chanson de Franck Lassan change de statut. Elle n'est plus un simple morceau de musique : elle devient le signal sonore de la réunion familiale. Dès que les premiers mots "Mbwa azali na makolo minei..." résonnent dans les haut-parleurs des téléviseurs en noir et blanc, les rues de Kinshasa, de Lubumbashi et de Kisangani se vident. Les enfants arrêtent de jouer, les mamans coupent le feu de la cuisine. Le pays s'arrête pour écouter une leçon de vie. Lassan nous a quittés, mais son histoire reste gravée dans le sol de la rumba. Ce que cette chanson nous raconte, c'est l'histoire d'une époque où la musique congolaise était une école de la vie, un miroir de la société. Lassan a réussi l'exploit de transformer un proverbe animalier en un hymne à la conscience humaine.Aujourd'hui encore, lorsqu'un Congolais entend cette phrase, un sourire nostalgique s'affiche sur son visage. C'est le souvenir d'un Kinshasa d'une autre époque, le souvenir des dimanches en famille, et la voix éternelle de Franck Lassan qui, du haut de sa sagesse, continue de nous chuchoter de ne pas nous perdre en chemin.

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