Nicapolito :
Tu te réjouis de cette décision, mais ce ne sont ni les membres du gouvernement ni les influenceurs qui en subiront les conséquences. Ce sont les Burkinabè ordinaires, en particulier ceux qui vivent en France ou qui ont besoin de voyager, d’étudier, de travailler ou de faire du commerce.
Quand il n’y a plus d’ambassade ni de consulat, toutes les démarches administratives deviennent beaucoup plus compliquées : renouvellement de documents, assistance consulaire, visas, soutien en cas d’urgence, etc. As-tu pensé aux étudiants, aux familles, aux entrepreneurs et à tous ceux qui dépendent de ces services ?
Tu peux applaudir ce que tu considères comme une victoire politique, mais les conséquences concrètes seront supportées par la population. Les responsables politiques, eux, continueront à bénéficier de leurs privilèges.
Et comme souvent, lorsque certains dénonceront les difficultés bien réelles que cette situation entraînera, ils seront immédiatement accusés d’être « contre le pays ». Critiquer une décision politique et s’inquiéter de ses conséquences pour les citoyens ne signifie pas être contre son pays. Au contraire, c’est se préoccuper de l’intérêt de sa population.
Je trouve regrettable que l’on célèbre une décision qui risque avant tout de compliquer la vie de milliers de Burkinabè
2026-06-26 21:55:57