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Vous pensez que vos enfants sont en sécurité ? Qu’ils peuvent sortir, rentrer seuls, croiser d’autres jeunes, vivre simplement leur adolescence sans que tout bascule en quelques minutes ? C’est peut-être encore vrai aujourd’hui.   Mais pour combien de temps ? Louis avait 17 ans.  À Narbonne, il a été retrouvé grièvement blessé après une agression d’une violence extrême.  Selon France 3, le procureur a évoqué un guet-apens prémédité, et plusieurs jeunes, dont des mineurs, ont été mis en examen. Une vie adolescente détruite. Une famille plongée dans l’irréparable.  Et une société qui regarde, sidérée, en se demandant si ce drame restera une exception ou s’il annonce quelque chose de plus profond. Car derrière l’émotion, il y a les courbes. À la mi-2024, le service statistique du ministère de l’Intérieur indiquait que plusieurs indicateurs de crimes et délits étaient en hausse sur douze mois :  +11 % pour les tentatives d’homicide,  +7 % pour les violences sexuelles enregistrées,  +6 % pour les vols avec armes.  Les coups et blessures volontaires progressaient légèrement, avec une hausse plus marquée dans le cadre familial. Alors bien sûr, tous les indicateurs ne montent pas.  Les homicides enregistrés étaient même en baisse à ce moment-là.  Mais le malaise est ailleurs : dans la brutalisation des rapports humains, dans la banalisation des violences filmées, dans l’âge de certains auteurs présumés, dans cette impression que la frontière entre conflit, humiliation et passage à l’acte devient de plus en plus fragile. Le vrai cauchemar, ce n’est pas seulement qu’un drame arrive.   C’est qu’on finisse par s’y habituer. Qu’un prénom de plus apparaisse dans l’actualité.   Puis un autre.   Puis un autre. Et qu’à chaque fois, on répète les mêmes phrases :   “C’est incompréhensible.”   “C’est un cas isolé.”   “Il faut attendre les résultats de l’enquête.” Mais pendant qu’on attend, des parents se demandent déjà s’ils doivent laisser leur enfant sortir.   Des adolescents apprennent à baisser les yeux.   Des familles découvrent que la sécurité n’est plus une évidence, mais une chance. La question n’est donc plus seulement :   “Nos enfants sont-ils en sécurité aujourd’hui ?” La vraie question est :   “Dans quel pays vont-ils grandir demain, si nous continuons à considérer chaque signal d’alerte comme un simple fait divers ?”
Vous pensez que vos enfants sont en sécurité ? Qu’ils peuvent sortir, rentrer seuls, croiser d’autres jeunes, vivre simplement leur adolescence sans que tout bascule en quelques minutes ? C’est peut-être encore vrai aujourd’hui. Mais pour combien de temps ? Louis avait 17 ans. À Narbonne, il a été retrouvé grièvement blessé après une agression d’une violence extrême. Selon France 3, le procureur a évoqué un guet-apens prémédité, et plusieurs jeunes, dont des mineurs, ont été mis en examen. Une vie adolescente détruite. Une famille plongée dans l’irréparable. Et une société qui regarde, sidérée, en se demandant si ce drame restera une exception ou s’il annonce quelque chose de plus profond. Car derrière l’émotion, il y a les courbes. À la mi-2024, le service statistique du ministère de l’Intérieur indiquait que plusieurs indicateurs de crimes et délits étaient en hausse sur douze mois : +11 % pour les tentatives d’homicide, +7 % pour les violences sexuelles enregistrées, +6 % pour les vols avec armes. Les coups et blessures volontaires progressaient légèrement, avec une hausse plus marquée dans le cadre familial. Alors bien sûr, tous les indicateurs ne montent pas. Les homicides enregistrés étaient même en baisse à ce moment-là. Mais le malaise est ailleurs : dans la brutalisation des rapports humains, dans la banalisation des violences filmées, dans l’âge de certains auteurs présumés, dans cette impression que la frontière entre conflit, humiliation et passage à l’acte devient de plus en plus fragile. Le vrai cauchemar, ce n’est pas seulement qu’un drame arrive. C’est qu’on finisse par s’y habituer. Qu’un prénom de plus apparaisse dans l’actualité. Puis un autre. Puis un autre. Et qu’à chaque fois, on répète les mêmes phrases : “C’est incompréhensible.” “C’est un cas isolé.” “Il faut attendre les résultats de l’enquête.” Mais pendant qu’on attend, des parents se demandent déjà s’ils doivent laisser leur enfant sortir. Des adolescents apprennent à baisser les yeux. Des familles découvrent que la sécurité n’est plus une évidence, mais une chance. La question n’est donc plus seulement : “Nos enfants sont-ils en sécurité aujourd’hui ?” La vraie question est : “Dans quel pays vont-ils grandir demain, si nous continuons à considérer chaque signal d’alerte comme un simple fait divers ?”

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