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Proclamation de 1 Novembre 1954 à ighil imoula Kabylie  Un jour sec et froid se lève sur Ighil Imoula,un bourg de Kabylie accroché aux contreforts du Djurdjura, le 27 octobre 1954. Le garde champêtre, un des rares habitants du village à être « du côté des Français », n’entend pas la ronéo qui tourne à plein régime chez l’épicier Idir Rabah. C’est là qu’est tiré, à plusieurs centaines d’exemplaires, le texte de la proclamation du Front de libération nationale, daté du 1er novembre, appelant à l’insurrection contre la France. Le stencil a été apporté d’Alger et pris en charge à partir de Tizi-Ouzou par des militants. Le dimanche suivant, 31 octobre 1954, il fait un temps gris sur la montagne kabyle, et Krim Belkacem pense à l’hiver qui s’annonce. Et à ce que les maquisards, ses hommes vont devenir. Vers 10 heures du matin, un messager emporte six petites lettres griffonnées de son écriture fine. Le même message, pour les six chefs de région : « Ordre de passer à l’exécution des plans arrêtés ensemble. Début des opérations : cette nuit à partir de une heure du matin. Respecter strictement les consignes : ne tirer sur aucun civil européen ou musulman. Tout dépassement sera sévèrement réprimé. Bonne chance et que Dieu vous aide. Fraternellement, Si Rabah. » « Si Rabah » est le pseudonyme de Krim Belkacem, qui tient le maquis en Kabylie depuis de nombreuses années. Depuis leurs bastions montagneux couverts de forêts, les habitants de la Grande et de la Petite Kabylie ont défié successivement Carthage, Rome, Byzance, les cavaliers arabes et la France. On les appelle les Berbères – « Barbares » de l’époque romaine –, eux s’appellent Imazighen, « hommes libres ». Leur histoire remonte à plus de 4 000 ans av. J.-C., époque où les premiers combats entre « Libyens » et Égyptiens sont notés par les scribes. La Berbérie est alors une terre d’attraction pour tous les peuples occidentaux et orientaux. Le nom « hommes libres », à lui seul, traduit une mentalité, une volonté de refus et d’indépendance maintenue depuis des siècles. ♦️Benjamin Stora, Algérie 1954, Une chute au ralenti . Ighil Imoula (Kabylie) Déclarations De 1 Novembre 1954 Guerre D’Algérie  C'est un village historique car c'est dans celui-ci qu'a été tirée en plusieurs exemplaires la Déclaration du 1er novembre 1954, premier appel adressé par le Front de libération nationale au peuple algérien.  http://www.djazairess.com/fr/search/Un+village,+une+histoire+Ighil+Imoula Ighil Imoula, village haut perché de Tizi n’Tletta, dans la daïra des Ouadhias,  berceau de la révolution,  de la Kabylie profonde, le 60e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale car, ici, le 1er novembre 1954 est une date historique inscrite en lettres d’or par ses meilleurs enfants. On citera le chahid Mohamed Zamoum, dit colonel Si Salah, son frère Ali Zamoum, Kacer Mouloud, Lounas Amar, Dris Ahmed, Idir Rabah, Halliche Hocine, Mohammedi Saâd, Si Yahia Mohand Ouali, Iraten Mouloud, Mohand Akli Benchaâbane, Tabet Ahmed, Tabet Chabane, Halli Ahmed, Achour Ali Benmohamed… et la liste est longue. En cette occasion historique, les villageois rappellent encore avec beaucoup de fierté les conditions dans lesquelles avait été imprimé “l’appel du 1er Novembre 1954”, ce document historique qui allait mobiliser toutes les forces vives de la nation autour de l’armée de Libération nationale sous la bannière du FLN, où toutes les tendances avaient été enfin regroupées pour déclencher cette lutte armée tant attendue depuis la création de l’Etoile Nord-Africaine jusqu’au PPA, puis au MTLD et l’UDMA sans oublier d’autres partis. Si la majorité des initiateurs de ce déclenchement révolutionnaire ne sont plus de ce monde car, pour la plupart, tombés au champ d’honneur, d’autres auront survécu et goûté aux joies de l’indépendance pour lesquelles ils avaient sacrifié les plus belles années de leur jeunesse. Soixante ans après cet évènement historique, Mohand Akli Benchabaâne est encore fier d’avoir acheminé, le 28 oc
Proclamation de 1 Novembre 1954 à ighil imoula Kabylie Un jour sec et froid se lève sur Ighil Imoula,un bourg de Kabylie accroché aux contreforts du Djurdjura, le 27 octobre 1954. Le garde champêtre, un des rares habitants du village à être « du côté des Français », n’entend pas la ronéo qui tourne à plein régime chez l’épicier Idir Rabah. C’est là qu’est tiré, à plusieurs centaines d’exemplaires, le texte de la proclamation du Front de libération nationale, daté du 1er novembre, appelant à l’insurrection contre la France. Le stencil a été apporté d’Alger et pris en charge à partir de Tizi-Ouzou par des militants. Le dimanche suivant, 31 octobre 1954, il fait un temps gris sur la montagne kabyle, et Krim Belkacem pense à l’hiver qui s’annonce. Et à ce que les maquisards, ses hommes vont devenir. Vers 10 heures du matin, un messager emporte six petites lettres griffonnées de son écriture fine. Le même message, pour les six chefs de région : « Ordre de passer à l’exécution des plans arrêtés ensemble. Début des opérations : cette nuit à partir de une heure du matin. Respecter strictement les consignes : ne tirer sur aucun civil européen ou musulman. Tout dépassement sera sévèrement réprimé. Bonne chance et que Dieu vous aide. Fraternellement, Si Rabah. » « Si Rabah » est le pseudonyme de Krim Belkacem, qui tient le maquis en Kabylie depuis de nombreuses années. Depuis leurs bastions montagneux couverts de forêts, les habitants de la Grande et de la Petite Kabylie ont défié successivement Carthage, Rome, Byzance, les cavaliers arabes et la France. On les appelle les Berbères – « Barbares » de l’époque romaine –, eux s’appellent Imazighen, « hommes libres ». Leur histoire remonte à plus de 4 000 ans av. J.-C., époque où les premiers combats entre « Libyens » et Égyptiens sont notés par les scribes. La Berbérie est alors une terre d’attraction pour tous les peuples occidentaux et orientaux. Le nom « hommes libres », à lui seul, traduit une mentalité, une volonté de refus et d’indépendance maintenue depuis des siècles. ♦️Benjamin Stora, Algérie 1954, Une chute au ralenti . Ighil Imoula (Kabylie) Déclarations De 1 Novembre 1954 Guerre D’Algérie C'est un village historique car c'est dans celui-ci qu'a été tirée en plusieurs exemplaires la Déclaration du 1er novembre 1954, premier appel adressé par le Front de libération nationale au peuple algérien. http://www.djazairess.com/fr/search/Un+village,+une+histoire+Ighil+Imoula Ighil Imoula, village haut perché de Tizi n’Tletta, dans la daïra des Ouadhias, berceau de la révolution, de la Kabylie profonde, le 60e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale car, ici, le 1er novembre 1954 est une date historique inscrite en lettres d’or par ses meilleurs enfants. On citera le chahid Mohamed Zamoum, dit colonel Si Salah, son frère Ali Zamoum, Kacer Mouloud, Lounas Amar, Dris Ahmed, Idir Rabah, Halliche Hocine, Mohammedi Saâd, Si Yahia Mohand Ouali, Iraten Mouloud, Mohand Akli Benchaâbane, Tabet Ahmed, Tabet Chabane, Halli Ahmed, Achour Ali Benmohamed… et la liste est longue. En cette occasion historique, les villageois rappellent encore avec beaucoup de fierté les conditions dans lesquelles avait été imprimé “l’appel du 1er Novembre 1954”, ce document historique qui allait mobiliser toutes les forces vives de la nation autour de l’armée de Libération nationale sous la bannière du FLN, où toutes les tendances avaient été enfin regroupées pour déclencher cette lutte armée tant attendue depuis la création de l’Etoile Nord-Africaine jusqu’au PPA, puis au MTLD et l’UDMA sans oublier d’autres partis. Si la majorité des initiateurs de ce déclenchement révolutionnaire ne sont plus de ce monde car, pour la plupart, tombés au champ d’honneur, d’autres auront survécu et goûté aux joies de l’indépendance pour lesquelles ils avaient sacrifié les plus belles années de leur jeunesse. Soixante ans après cet évènement historique, Mohand Akli Benchabaâne est encore fier d’avoir acheminé, le 28 oc

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