J-P-C :
Tout à fait. Parfois, les blessures atteignent une telle intensité que l’on n’a envie de parler à personne, pas même à ses amis les plus proches, car le fait d’en parler n’allège en rien le fardeau qui pèse sur les épaules.
Même si parler permet souvent d’évacuer une partie de la douleur, il arrive que l’on choisisse de ne dialoguer qu’avec soi-même, dans un échange intérieur qui ne soulage pas toujours autant qu’on l’espérerait. On essaie de comprendre, de rationaliser, de ne pas trop culpabiliser, afin de redresser la barque qui chavire. On tente, tant bien que mal, de donner un sens à ce qui n’en a pas. On essaie de pardonner, de ne plus se punir, de ne pas nourrir de ressentiment envers la personne qui nous a blessés. On cherche à se détacher des pensées qui nous hantent. On fait tout cela seul.
Mais cela devient particulièrement difficile lorsque la blessure est profonde, surtout lorsqu’elle est inattendue et qu’elle nous oblige à remettre en question tout un passé que l’on croyait sincère. C’est alors que la douleur s’intensifie, au lieu de suivre le chemin naturel de la guérison.
2026-07-03 14:23:58