@sohana.ahmed52: সবাই সাপোর্ট করবেন প্লিজ

Sohana Ahmed
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Sunday 05 July 2026 05:21:27 GMT
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Après la mort de mes parents, on m’a envoyé vivre chez ma tante. Tout le monde disait que j’étais « chanceux ». Moi, je savais que je ne l’étais pas. Dès les premiers jours, j’ai compris que je n’étais pas chez moi. Je dérangeais. Chaque geste était surveillé, chaque erreur devenait une faute. Les mots étaient durs, tranchants. « Tu coûtes trop cher », « tu devrais être reconnaissant ». Je me taisais. Toujours. La maison était froide, même quand le chauffage marchait. Je mangeais après les autres, je dormais mal. Parfois, je faisais semblant de ne pas avoir faim pour éviter les remarques. Les regards pesaient plus que les cris. Et quand il y avait des cris, je disparaissais à l’intérieur de moi. Je souffrais en silence. J’avais déjà perdu mes parents, et maintenant je perdais le droit d’être un enfant. Je respirais à peine, comme si prendre trop de place pouvait m’attirer encore plus de colère. Chez ma tante, je n’ai jamais vraiment soufflé. J’ai appris à retenir mon souffle, à encaisser, à survivre. La nuit, je pensais à mes parents. Je me demandais s’ils m’auraient reconnu, si eux auraient vu ma tristesse. C’est ce qui m’a tenu debout. Pas l’amour autour de moi, mais celui que j’avais connu avant. Un jour, j’ai compris que ce que je vivais n’était pas normal. Que le silence imposé, la peur constante, ce n’était pas de l’éducation, mais de la maltraitance. Cette pensée a été la première bouffée d’air depuis longtemps. Je n’étais pas faible. J’étais blessé. Et même dans cette maison où je souffrais, une partie de moi a survécu, en attendant le moment de respirer librement. #kinshasa🇨🇩 #congolais #luba #christien #music
Après la mort de mes parents, on m’a envoyé vivre chez ma tante. Tout le monde disait que j’étais « chanceux ». Moi, je savais que je ne l’étais pas. Dès les premiers jours, j’ai compris que je n’étais pas chez moi. Je dérangeais. Chaque geste était surveillé, chaque erreur devenait une faute. Les mots étaient durs, tranchants. « Tu coûtes trop cher », « tu devrais être reconnaissant ». Je me taisais. Toujours. La maison était froide, même quand le chauffage marchait. Je mangeais après les autres, je dormais mal. Parfois, je faisais semblant de ne pas avoir faim pour éviter les remarques. Les regards pesaient plus que les cris. Et quand il y avait des cris, je disparaissais à l’intérieur de moi. Je souffrais en silence. J’avais déjà perdu mes parents, et maintenant je perdais le droit d’être un enfant. Je respirais à peine, comme si prendre trop de place pouvait m’attirer encore plus de colère. Chez ma tante, je n’ai jamais vraiment soufflé. J’ai appris à retenir mon souffle, à encaisser, à survivre. La nuit, je pensais à mes parents. Je me demandais s’ils m’auraient reconnu, si eux auraient vu ma tristesse. C’est ce qui m’a tenu debout. Pas l’amour autour de moi, mais celui que j’avais connu avant. Un jour, j’ai compris que ce que je vivais n’était pas normal. Que le silence imposé, la peur constante, ce n’était pas de l’éducation, mais de la maltraitance. Cette pensée a été la première bouffée d’air depuis longtemps. Je n’étais pas faible. J’étais blessé. Et même dans cette maison où je souffrais, une partie de moi a survécu, en attendant le moment de respirer librement. #kinshasa🇨🇩 #congolais #luba #christien #music

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