newdirection2.1 :
Chers collègues acteurs de la riposte,
Je comprends vos revendications. Et je comprends aussi la frustration.
Sachez que c’est la première fois que la province de l’Ituri fait face à une épidémie d’Ebola. Au Nord-Kivu par contre, nous avons déjà traversé plusieurs épisodes. C’est ce qui nous a permis de développer des mécanismes de résilience communautaire face à Ebola : comités locaux, relais communautaires, dialogue avec les chefs. Cette expérience est un atout, mais elle ne doit pas nous diviser.
Il est important de rappeler que la coordination de la riposte se fait au niveau central, à travers le COUSP : le Centre des Opérations d’Urgence de Santé Publique. C’est lui qui fixe les modalités de fonctionnement, la chaîne de commandement et la coordination des interventions dans toutes les zones affectées. Aucune province ne travaille en solo.
N’oublions pas non plus le contexte : cette épidémie de maladie à virus Ebola est une Urgence de Santé Publique de Portée Internationale. Elle survient dans un contexte déjà très fragile pour la RDC : insécurité, déplacements de population, et réduction du financement humanitaire avec notamment le retrait de l’USAID.
Arrêter la riposte aujourd’hui, c’est donner du temps au virus. Et le virus ne fait pas grève.
Nous avons besoin de vous pour protéger les communautés. Le COUSP et les partenaires sont interpellés sur vos conditions. Mais pendant qu’on discute, continuons le minimum : surveillance, alertes, et protection des cas.
Ensemble nous avons déjà vaincu Ebola au Nord-Kivu. On peut le faire en Ituri aussi.
2026-07-05 19:46:32