Jul comment :
On comprend effectivement pourquoi beaucoup préfèrent aujourd’hui s’identifier d’abord à leurs origines. En France, le discours dominant applaudit le “Français” quand un sportif, un entrepreneur ou un intellectuel issu de l’immigration réussit : “Regardez notre belle diversité !” Mais dès qu’il y a un problème – émeutes, délinquance, terrorisme ou incivilités dans les quartiers –, on nous rappelle très vite les origines ethniques ou religieuses (“jeunes des banlieues”, “d’origine maghrébine ou subsaharienne”). Ce double standard est perçu comme hypocrite et il nourrit le communautarisme qu’on prétend combattre.
Les chiffres le confirment : les étrangers représentent environ 8 % de la population mais 17 % des mis en cause et jusqu’à 25 % des détenus selon les années (données Intérieur/INSEE). La surreprésentation est particulièrement forte sur les atteintes aux biens et pour certaines origines non européennes. L’intégration économique et culturelle est inégale : taux de chômage plus élevés, persistance de doubles nationalités, et des enquêtes (TeO) montrent que beaucoup se sentent français… tout en étant perçus différemment par une partie de la population.
Le modèle républicain (assimilation par la culture et la citoyenneté, refus des catégories ethniques) était cohérent sur le papier. Mais la combinaison immigration de masse peu sélective + multiculturalisme de fait (excuses sociologiques permanentes, déni des différences culturelles) a produit l’effet inverse : elle crée du rejet mutuel. Au lieu d’exiger une assimilation réelle (langue, valeurs, laïcité), on a entretenu des logiques de victimisation et de repli identitaire. Résultat : des “Français de papier” d’un côté, et une crispation identitaire légitime de l’autre.
Ce n’est pas “raciste” de le dire, c’est réaliste. Les individus réussissent partout, mais les moyennes de groupes comptent pour la cohésion nationale. D’autres pays (Danemark par exemple) ont corrigé le tir avec plus de sélection et d’exigence. La France devrait faire pareil au lieu de continuer cette politique qui fragilise le contrat social. On peut célébrer les réussites sans nier les échecs. La vérité n’est pas raciste, elle est nécessaire.
2026-07-11 02:23:21