KATSEYE :
À Chambly, une maison centenaire se tenait seule au bout d’une rue. On disait que ses murs avaient gardé l’âme de ceux qui y avaient vécu… mais personne n’osait vraiment s’en approcher la nuit.
Une petite fille de 4 ans, presque endormie, entendit un murmure venant de la chambre de sa sœur d’à peine 1 an :
« La la la… endort-toi… »
Elle cligna des yeux, croyant rêver… mais le berceau se balançait tout seul, lentement, comme si des mains invisibles l’accompagnaient. Son cœur battait à toute vitesse. Tremblante, elle courut réveiller ses parents.
Ils entrèrent dans la chambre. Le silence. Le berceau grinçait toujours. La voix reprit, plus nette, plus menaçante, comme si elle venait de nulle part… mais juste derrière eux.
« La la la… endort-toi… »
Une bourrasque glaciale fit claquer la fenêtre. Dans la pénombre, une silhouette glissait lentement devant le verre, silencieuse mais impossible à ignorer. Les murs semblaient murmurer… respirer… se rapprocher.
Personne n’osa rester dans la chambre. On raconte que cette maison ne s’était jamais remise de la disparition de l’ancienne nourrice. Son esprit semblait protéger les bébés… ou les réclamer.
Aujourd’hui encore, certains habitants de Chambly disent que si tu passes près de l’endroit où la maison se dressait, tard la nuit… tu pourrais entendre le vieux berceau grincer, une voix fredonner :
« La la la… endort-toi… »
Et parfois, une ombre glisse silencieusement derrière la fenêtre… guettant qui osera s’approcher.
2026-07-10 16:54:14