Jean du rappel :
Tu confonds plusieurs choses.
D’abord, le verset que tu cites est 5:68, pas 5:71. Ensuite, le Coran ne dit jamais que toute la Torah et tous les Évangiles actuels sont intégralement préservés. En 5:47, il dit : « Que les gens de l’Évangile jugent selon ce qu’Allah y a révélé. » Il parle donc de ce qu’Allah a réellement révélé, pas de chaque phrase contenue dans les textes actuels.
Tu oublies surtout 5:48, où le Coran est présenté comme « muhaymin » sur les Écritures précédentes, c’est-à-dire témoin, gardien et critère de contrôle. S’il suffisait de prendre toute la Bible telle quelle, cette fonction du Coran n’aurait aucun sens.
Tu affirmes aussi que le Coran reproche uniquement une mauvaise interprétation orale. C’est faux. En 2:79, il parle de gens qui écrivent de leurs propres mains puis disent : « Ceci vient d’Allah. » En 5:13 et 5:15, il parle aussi de déformation, d’oubli et de dissimulation.
Autre erreur : l’Injîl donné à Jésus n’est jamais identifié dans le Coran aux quatre Évangiles canoniques rédigés après lui. Le Coran parle d’un Injîl au singulier, donné à Jésus. Il ne parle ni de Matthieu, ni de Marc, ni de Luc, ni de Jean.
Enfin, le Coran ne dit jamais qu’Idrîs est Hénoch ni qu’il faut aller chercher son histoire dans la Bible. C’est une identification traditionnelle extérieure au texte.
Oui, « furqân » peut signifier discernement ou critère. Là-dessus, tu as raison. Mais cela ne valide absolument pas le reste de ton raisonnement.
Le Coran reconnaît l’origine divine de la Torah et de l’Injîl, tout en dénonçant des ajouts, des déformations, des dissimulations et des oublis. Dire « tout est falsifié » est excessif. Dire « tout est intact » l’est aussi. Et les insultes contre ceux qui ne partagent pas ton avis ne remplacent pas une démonstration.
2026-07-11 16:07:01