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Capeee
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krukasxeveryone
𝙠𝙧𝙪𝙠'𝘼𝙎 𝙭 𝙀𝙫𝙚𝙧𝙮𝙣 :
mampir
2026-07-24 06:13:57
0
zikir574
Dilivon :
tidak pakai deep mata aku.
2026-07-18 19:31:14
1
m4rs3lll
selzzz :
pertama
2026-07-18 19:17:27
1
this_is_pisces_boy
𝕬𝖇𝖆𝖓𝖌_𝖋𝖚𝖑𝖑 :
2026-07-18 19:18:25
1
mrmm131
mr :
2026-07-18 22:26:40
1
kokogaul007
maafiaa👽 :
cape gw🗿
2026-07-22 05:23:35
0
uhuyyyyyy______
🫥🫥 :
cntik bgt
2026-07-18 21:59:54
1
arya.ramadani704
\🐺Arya Ramadani🐺/ :
begron nyh kamar terus
2026-07-21 14:14:57
0
yanur_731
PemudaHilangArah :
ada tandanya
2026-07-19 00:59:49
1
deadskyline_
sungut D prikitiw :
aku mau 5
2026-07-19 10:20:59
0
e.d.o_12
Edo Krisdianto :
3
2026-07-18 19:18:12
1
wanden1
wanden :
first
2026-07-18 19:27:54
1
oxlil24
Lil Ox :
ngenes
2026-07-21 10:53:55
0
simponyworm
risssau :
bnyak bgt kropna🤯
2026-07-19 04:22:28
0
bakolpentol321
Samsul Arifin :
2026-07-20 00:32:30
0
krisnavalentino14
krisvall :
duhh warna putih apaan tuh😀
2026-07-18 19:18:04
1
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🔸️Djendi, le nom que le destin avait déjà écrit En arabe,  « Djendi » signifie simplement « soldat ». Nul ne sait si Salah Djendi, en donnant ce nom à sa fille née le 8 avril 1923 à Bône (Annaba), pressentait quoi que ce soit. Mais vingt-deux ans plus tard, devant un peloton d'exécution à Ravensbrück, Eugénie-Malika Djendi allait porter ce nom jusqu'à son sens le plus littéral et le plus tragique : elle mourut en soldat. Elle naît dans une Algérie où les mondes se croisent sans toujours se mêler. Son père, algérien et musulman, et sa mère, pied-noir d'origine italienne, forment un couple que la société coloniale ne prévoit guère dans ses cases. De cette union rare naît une enfant à cheval sur deux rives, deux langues, deux mémoires — une mixité que l'Histoire officielle de l'Algérie française préfère souvent taire, tant elle dérange les récits simplifiés de communautés étanches. Eugénie Malika Djendi est, par sa seule naissance, un démenti vivant à l'idée que les Algéries d'alors ne pouvaient se rencontrer. À 19 ans, alors que les troupes anglo-américaines viennent de débarquer en Afrique du Nord, elle s'engage dans le Corps féminin des transmissions du général Merlin — les « Merlinettes ». Devant le choix de servir un an ou jusqu'à la victoire, elle choisit la guerre entière. Ce sera sa seule vraie réponse : elle ira jusqu'au bout. Opératrice radio pendant la campagne de Tunisie, repérée pour son courage, elle est approchée par les services secrets du colonel Paillole pour rejoindre le réseau clandestin des Travaux ruraux. Elle accepte, part se former en Angleterre au maniement des armes, au parachutisme, à l'art de résister à l'interrogatoire — cet art qu'elle devra bientôt pratiquer pour de vrai, non plus à l'exercice. Dans la nuit du 7 avril 1944, elle saute au-dessus du Loiret. Trois semaines plus tard, trahie, elle est arrêtée par la Gestapo, son arme et son poste radio encore entre les mains. Avenue Foch, elle ne parle pas. À Fresnes, elle trouve encore la force de distraire ses geôliers par des chants pour permettre à une compagne de cellule de s'échapper. Déportée à Ravensbrück, elle y retrouve trois autres Merlinettes capturées comme elle : Marie-Louise Cloarec, Pierrette Louin, Suzanne Mertzizen. Après avoir réclamé, en vain, le statut de prisonnières de guerre, les quatre femmes sont fusillées ensemble le 18 janvier 1945. Leurs corps sont brûlés et dispersés dans la forêt qui borde le camp. Eugénie Malika Djendi n'avait pas 22 ans. Fille d'une Algérie plurielle, sous-lieutenante d'une France en guerre, elle est aujourd'hui presque oubliée — sinon par quelques monuments, de Suresnes à Ravensbrück, et par une rue du 15ᵉ arrondissement de Paris qui porte son nom, en hommage à cette héroïne. Il reste pourtant, dans cette existence brève et foudroyante, une leçon simple : parfois, un nom porte en lui plus qu'une identité — il porte une vocation. Djendi, la soldate, l'aura été jusqu'au bout, jusqu'à la dernière balle.
🔸️Djendi, le nom que le destin avait déjà écrit En arabe, « Djendi » signifie simplement « soldat ». Nul ne sait si Salah Djendi, en donnant ce nom à sa fille née le 8 avril 1923 à Bône (Annaba), pressentait quoi que ce soit. Mais vingt-deux ans plus tard, devant un peloton d'exécution à Ravensbrück, Eugénie-Malika Djendi allait porter ce nom jusqu'à son sens le plus littéral et le plus tragique : elle mourut en soldat. Elle naît dans une Algérie où les mondes se croisent sans toujours se mêler. Son père, algérien et musulman, et sa mère, pied-noir d'origine italienne, forment un couple que la société coloniale ne prévoit guère dans ses cases. De cette union rare naît une enfant à cheval sur deux rives, deux langues, deux mémoires — une mixité que l'Histoire officielle de l'Algérie française préfère souvent taire, tant elle dérange les récits simplifiés de communautés étanches. Eugénie Malika Djendi est, par sa seule naissance, un démenti vivant à l'idée que les Algéries d'alors ne pouvaient se rencontrer. À 19 ans, alors que les troupes anglo-américaines viennent de débarquer en Afrique du Nord, elle s'engage dans le Corps féminin des transmissions du général Merlin — les « Merlinettes ». Devant le choix de servir un an ou jusqu'à la victoire, elle choisit la guerre entière. Ce sera sa seule vraie réponse : elle ira jusqu'au bout. Opératrice radio pendant la campagne de Tunisie, repérée pour son courage, elle est approchée par les services secrets du colonel Paillole pour rejoindre le réseau clandestin des Travaux ruraux. Elle accepte, part se former en Angleterre au maniement des armes, au parachutisme, à l'art de résister à l'interrogatoire — cet art qu'elle devra bientôt pratiquer pour de vrai, non plus à l'exercice. Dans la nuit du 7 avril 1944, elle saute au-dessus du Loiret. Trois semaines plus tard, trahie, elle est arrêtée par la Gestapo, son arme et son poste radio encore entre les mains. Avenue Foch, elle ne parle pas. À Fresnes, elle trouve encore la force de distraire ses geôliers par des chants pour permettre à une compagne de cellule de s'échapper. Déportée à Ravensbrück, elle y retrouve trois autres Merlinettes capturées comme elle : Marie-Louise Cloarec, Pierrette Louin, Suzanne Mertzizen. Après avoir réclamé, en vain, le statut de prisonnières de guerre, les quatre femmes sont fusillées ensemble le 18 janvier 1945. Leurs corps sont brûlés et dispersés dans la forêt qui borde le camp. Eugénie Malika Djendi n'avait pas 22 ans. Fille d'une Algérie plurielle, sous-lieutenante d'une France en guerre, elle est aujourd'hui presque oubliée — sinon par quelques monuments, de Suresnes à Ravensbrück, et par une rue du 15ᵉ arrondissement de Paris qui porte son nom, en hommage à cette héroïne. Il reste pourtant, dans cette existence brève et foudroyante, une leçon simple : parfois, un nom porte en lui plus qu'une identité — il porte une vocation. Djendi, la soldate, l'aura été jusqu'au bout, jusqu'à la dernière balle.

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