Mahmoud Bourouby :
Bologne. Un drame qui rappelle douloureusement certaines images venues des États-Unis.
Lorsqu'un homme appelle à l'aide, répète qu'il ne peut plus respirer et perd finalement la vie au cours d'une intervention, il est impossible de rester indifférent. Au-delà des origines, des opinions ou des convictions, c'est d'abord notre humanité qui est interpellée.
Mes premières pensées vont à la famille d'Abderrahim Fakir. À travers cette épreuve, qu'elle sache qu'elle n'est pas seule. La douleur d'une famille mérite le respect, la vérité et la justice. Si des fautes ont été commises, elles doivent être établies avec rigueur et leurs auteurs doivent répondre de leurs actes.
À Mme Giorgia Meloni, je voudrais dire ceci : gouverner avec fermeté ne dispense jamais de gouverner avec humanité. La sécurité publique ne peut être dissociée du respect de la dignité humaine. Un État fort est celui qui protège ses citoyens tout en exigeant de ses institutions un comportement irréprochable.
Si les techniques d'interpellation employées ont contribué à ce décès, elles devront être examinées avec la plus grande transparence. Aucune raison d'État, aucun slogan sécuritaire, ne doit empêcher la recherche de la vérité.
Une démocratie ne se mesure pas seulement à sa capacité de maintenir l'ordre. Elle se mesure aussi à sa capacité de reconnaître ses erreurs, de rendre des comptes et de faire en sorte qu'un tel drame ne se reproduise plus.
La justice, la vérité et le respect de la vie humaine ne sont ni de droite ni de gauche. Ce sont des principes universels.
2026-07-21 21:26:50