@ngankimle191: Áo bra #v1 #áo

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AKONOLINGA — LA VILLE DES DEUX MORTS Il existe au Cameroun une maladie capable de détruire progressivement la peau, les muscles et parfois les os. Pendant longtemps, certains habitants l’ont associée à la sorcellerie. Dans la région, on la surnomme parfois « Atom ». La médecine la connaît sous un autre nom : l’ulcère de Buruli. Et l’un de ses principaux foyers historiques au Cameroun se trouve à Akonolinga, dans le département du Nyong-et-Mfoumou. Mais l’histoire de cette ville ne commence pas avec la maladie. La tradition locale rapporte que son nom serait formé de ceux de deux frères guerriers, Akono et Olinga, tombés au combat au début du XXᵉ siècle. Leurs noms auraient été réunis pour donner Akonolinga. Avant cela, le lieu aurait porté le nom d’Ekoua. La région conserve également des récits anciens de migrations, de conquêtes et de traversée de la Sanaga, parfois racontée à travers la figure d’un poisson gigantesque ayant transporté l’ancêtre du peuple. Puis arrive la colonisation allemande. Un poste militaire est installé dans la région. Le capitaine Hans Dominik mène plusieurs campagnes dites de « pacification » dans le centre et l’est du Cameroun : répression, incendies de villages, prises de prisonniers et exploitation du caoutchouc. Lors de la révolte des Maka du Haut-Nyong autour de 1910, la violence coloniale atteint un niveau extrême. Des populations sont déplacées, emprisonnées et utilisées comme main-d’œuvre. Les femmes et les enfants comptent parmi les principales victimes. Quelques années plus tard, un autre ennemi frappe la région : la maladie du sommeil, transmise par la mouche tsé-tsé. À partir de 1922, le médecin Eugène Jamot organise depuis Ayos de vastes campagnes de dépistage et de traitement. Les enquêtes sanitaires révèlent des dizaines de milliers de personnes infectées dans la région et plusieurs milliers de morts dans la subdivision d’Akonolinga. Lorsque la maladie du sommeil commence à reculer, l’ulcère de Buruli devient à son tour une menace majeure. La maladie est officiellement décrite au Cameroun dans la région d’Akonolinga en 1975. Elle provoque d’abord une petite lésion souvent indolore, puis détruit progressivement les tissus lorsqu’elle n’est pas traitée. En 2001, une enquête recense 438 cas, dont 331 dans le seul district d’Akonolinga. Médecins Sans Frontières intervient à partir de 2002. Pendant douze ans, l’organisation soigne gratuitement plus de 1 100 patients : antibiotiques, chirurgie, greffes de peau, rééducation et soutien nutritionnel. Aujourd’hui encore, Akonolinga demeure associée à cette lutte sanitaire, mais son histoire ne se résume pas à la maladie. C’est une ville construite au bord du Nyong, marquée par les guerres, la colonisation, les épidémies et les récits de résistance. Une ville qui porterait dans son propre nom la mémoire de deux hommes tombés au combat. Akonolinga : la ville des deux morts, survivante de plusieurs fléaux. Sources principales : travaux sur l’histoire coloniale du Haut-Nyong, archives relatives aux campagnes de Hans Dominik, recherches sur Eugène Jamot et la maladie du sommeil, publications de l’OMS, études épidémiologiques sur l’ulcère de Buruli et rapports de Médecins Sans Frontières à Akonolinga. Récit dramatisé pour le format. Certaines traditions sur l’origine du nom, les ancêtres et la traversée de la Sanaga relèvent de la mémoire orale et peuvent varier selon les versions. #Akonolinga #Cameroun #HistoireDuCameroun #UlcèreDeBuruli #MaladieDuSommeil #NyongEtMfoumou #HansDominik #EugèneJamot #HistoireAfricaine #OurHistory237
AKONOLINGA — LA VILLE DES DEUX MORTS Il existe au Cameroun une maladie capable de détruire progressivement la peau, les muscles et parfois les os. Pendant longtemps, certains habitants l’ont associée à la sorcellerie. Dans la région, on la surnomme parfois « Atom ». La médecine la connaît sous un autre nom : l’ulcère de Buruli. Et l’un de ses principaux foyers historiques au Cameroun se trouve à Akonolinga, dans le département du Nyong-et-Mfoumou. Mais l’histoire de cette ville ne commence pas avec la maladie. La tradition locale rapporte que son nom serait formé de ceux de deux frères guerriers, Akono et Olinga, tombés au combat au début du XXᵉ siècle. Leurs noms auraient été réunis pour donner Akonolinga. Avant cela, le lieu aurait porté le nom d’Ekoua. La région conserve également des récits anciens de migrations, de conquêtes et de traversée de la Sanaga, parfois racontée à travers la figure d’un poisson gigantesque ayant transporté l’ancêtre du peuple. Puis arrive la colonisation allemande. Un poste militaire est installé dans la région. Le capitaine Hans Dominik mène plusieurs campagnes dites de « pacification » dans le centre et l’est du Cameroun : répression, incendies de villages, prises de prisonniers et exploitation du caoutchouc. Lors de la révolte des Maka du Haut-Nyong autour de 1910, la violence coloniale atteint un niveau extrême. Des populations sont déplacées, emprisonnées et utilisées comme main-d’œuvre. Les femmes et les enfants comptent parmi les principales victimes. Quelques années plus tard, un autre ennemi frappe la région : la maladie du sommeil, transmise par la mouche tsé-tsé. À partir de 1922, le médecin Eugène Jamot organise depuis Ayos de vastes campagnes de dépistage et de traitement. Les enquêtes sanitaires révèlent des dizaines de milliers de personnes infectées dans la région et plusieurs milliers de morts dans la subdivision d’Akonolinga. Lorsque la maladie du sommeil commence à reculer, l’ulcère de Buruli devient à son tour une menace majeure. La maladie est officiellement décrite au Cameroun dans la région d’Akonolinga en 1975. Elle provoque d’abord une petite lésion souvent indolore, puis détruit progressivement les tissus lorsqu’elle n’est pas traitée. En 2001, une enquête recense 438 cas, dont 331 dans le seul district d’Akonolinga. Médecins Sans Frontières intervient à partir de 2002. Pendant douze ans, l’organisation soigne gratuitement plus de 1 100 patients : antibiotiques, chirurgie, greffes de peau, rééducation et soutien nutritionnel. Aujourd’hui encore, Akonolinga demeure associée à cette lutte sanitaire, mais son histoire ne se résume pas à la maladie. C’est une ville construite au bord du Nyong, marquée par les guerres, la colonisation, les épidémies et les récits de résistance. Une ville qui porterait dans son propre nom la mémoire de deux hommes tombés au combat. Akonolinga : la ville des deux morts, survivante de plusieurs fléaux. Sources principales : travaux sur l’histoire coloniale du Haut-Nyong, archives relatives aux campagnes de Hans Dominik, recherches sur Eugène Jamot et la maladie du sommeil, publications de l’OMS, études épidémiologiques sur l’ulcère de Buruli et rapports de Médecins Sans Frontières à Akonolinga. Récit dramatisé pour le format. Certaines traditions sur l’origine du nom, les ancêtres et la traversée de la Sanaga relèvent de la mémoire orale et peuvent varier selon les versions. #Akonolinga #Cameroun #HistoireDuCameroun #UlcèreDeBuruli #MaladieDuSommeil #NyongEtMfoumou #HansDominik #EugèneJamot #HistoireAfricaine #OurHistory237

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