@cyro8i: افضل عائلة الله لايغير عليهم 🤍 #explore #fyp #اكسبلور #دحام_الضحيك #الشعب_الصيني_ماله_حل😂😂

Lia?
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Sunday 02 August 2026 07:39:04 GMT
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Comments

sm_duhaik
جـوجـو🇸🇦 :
اول
2026-08-02 07:39:55
3
p1nk.kitten
ريتال المطيريـ | 🇸🇦 :
مبدعتيي🥹
2026-08-02 07:42:49
2
6roui
مَـلا . :
والله خيااالي خيالي
2026-08-02 07:44:46
2
liix8.0
شهد العتيبي :
الفكره😔🤍
2026-08-02 15:30:58
1
7ii_210
🇸🇦 حياهـ بنت حسـن :
جنونك إبداعك أسطورتك ارمي كل الاوراق
2026-08-02 07:56:26
2
s_llayf
A :
أساس الابدااااااع كله
2026-08-02 08:28:53
0
6roui
مَـلا . :
الابدااااع كله هنا 💓💓💓💓💓
2026-08-02 07:42:47
2
6roui
مَـلا . :
شفتوو قبلكم😋
2026-08-02 07:42:35
2
sm_duhaik
جـوجـو🇸🇦 :
يميييي
2026-08-02 07:40:15
1
sm_duhaik
جـوجـو🇸🇦 :
روووحي
2026-08-02 07:40:08
2
sm_duhaik
جـوجـو🇸🇦 :
بدعتتتتي
2026-08-02 07:40:06
1
sm_duhaik
جـوجـو🇸🇦 :
فنانتتتتي
2026-08-02 07:40:18
1
sm_duhaik
جـوجـو🇸🇦 :
خيااااال
2026-08-02 07:40:04
1
sm_duhaik
جـوجـو🇸🇦 :
احببببك
2026-08-02 07:40:01
1
sm_duhaik
جـوجـو🇸🇦 :
اسطوررررتي
2026-08-02 07:40:13
1
d3013015
D :
ابداااععععععععععع ياخي شقول وش اخلي
2026-08-02 07:43:45
1
al.mu97
Al Mu :
يجنننن كله مشاعر 😓🥺
2026-08-02 19:12:31
1
p1nk.kitten
ريتال المطيريـ | 🇸🇦 :
ثالثثث
2026-08-02 07:42:34
2
p1nk.kitten
ريتال المطيريـ | 🇸🇦 :
ي اسطوريهههه
2026-08-02 07:42:15
3
p1nk.kitten
ريتال المطيريـ | 🇸🇦 :
التوببب ليااا
2026-08-02 07:42:41
2
sm_duhaik
جـوجـو🇸🇦 :
يا خيااااااليه!!!
2026-08-02 07:40:31
1
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57 milliards en 24 ans : le dérisoire bilan du fonds souverain équato-guinéen Vingt-quatre ans d'exploitation pétrolière intense pour un butin dérisoire. Dans son dernier rapport, la Banque africaine de développement (BAD) jette un pavé dans la mare : le « Fonds de réserves pour les générations futures » de la Guinée équatoriale ne pèse que 57 milliards de FCFA. Moins de 1 % des actifs souverains africains. Alors que le pays s'enfonce dans une récession structurelle, le réveil est brutal pour Malabo. Comment un pays qualifié pendant deux décennies d'« El Dorado pétrolier » d'Afrique centrale peut-il afficher une épargne aussi dérisoire ? La réponse de la BAD est sans concession : le modèle de gestion équato-guinéen a failli. Depuis sa création, la capitalisation de ce fonds souverain est restée embryonnaire. Contrairement aux standards internationaux, aucun mécanisme d’abondement automatique et contraignant n'a été sanctuarisé pour capter la rente extractive. En clair, l’argent du brut a alimenté les budgets courants et de grands chantiers d'infrastructure, sans jamais garnir la cassette de sécurité du pays. Cet échec est aussi celui d'un grand déficit de gouvernance, marqué par une opacité historique et une absence totale d'audits indépendants. Ce diagnostic intervient au pire moment pour Malabo. Le temps des illusions est terminé : le pays fait face au vieillissement inéluctable de ses champs pétroliers. Les prévisions de la BAD pour la Guinée équatoriale sont alarmantes, avec des récessions successives projetées à -1,7 % pour 2026 et -1,4 % pour 2027. Le concept même de « fonds pour les générations futures » devait servir de parachute au moment où les puits se videraient. Aujourd'hui, les puits se vident, et le parachute est percé. Face à l'urgence et sous la pression des bailleurs de fonds, le gouvernement tente une reprise en main tardive : l'implémentation promise d'un Compte unique du Trésor (CUT) d'ici le premier trimestre 2027 espère centraliser les recettes publiques et stopper enfin les fuites financières. Pour mesurer l'ampleur du rendez-vous manqué de Malabo, il suffit de regarder de l'autre côté de ses frontières. Le contraste au sein de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) est saisissant. D'un côté, le Gabon s'impose en leader incontesté de la sous-région. Son Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS) gère désormais plus de 1 082 milliards de FCFA d'actifs. Un trésor qui n'est pas passif, mais activement réinvesti dans l'énergie, la finance locale et la transition écologique. De l'autre, le Cameroun historiquement moins dépendant du pétrole prépare activement l'après-pétrole en misant sur son nouveau « boom minier ». Yaoundé formalise actuellement un Fonds souverain camerounais (FSC) avec une cible initiale de 600 milliards de FCFA pour centraliser et sécuriser ses futures recettes de fer, d'or et de bauxite. En clair, le Cameroun ambitionne de lever en quelques années dix fois plus de capitaux que la Guinée équatoriale en un quart de siècle. Le constat de la BAD sonne comme un avertissement pour toute l'Afrique centrale : un fonds souverain n'est pas un luxe politique, c'est une ceinture de sécurité macroéconomique. Pour la Guinée équatoriale, l'économie hors hydrocarbures affiche une timide résilience (+2,3 %), mais elle reste bien trop faible pour compenser le déclin du pétrole. Reste à savoir si les réformes de transparence et le virage vers le financement des PME locales suffiront à éviter le crash industriel.
57 milliards en 24 ans : le dérisoire bilan du fonds souverain équato-guinéen Vingt-quatre ans d'exploitation pétrolière intense pour un butin dérisoire. Dans son dernier rapport, la Banque africaine de développement (BAD) jette un pavé dans la mare : le « Fonds de réserves pour les générations futures » de la Guinée équatoriale ne pèse que 57 milliards de FCFA. Moins de 1 % des actifs souverains africains. Alors que le pays s'enfonce dans une récession structurelle, le réveil est brutal pour Malabo. Comment un pays qualifié pendant deux décennies d'« El Dorado pétrolier » d'Afrique centrale peut-il afficher une épargne aussi dérisoire ? La réponse de la BAD est sans concession : le modèle de gestion équato-guinéen a failli. Depuis sa création, la capitalisation de ce fonds souverain est restée embryonnaire. Contrairement aux standards internationaux, aucun mécanisme d’abondement automatique et contraignant n'a été sanctuarisé pour capter la rente extractive. En clair, l’argent du brut a alimenté les budgets courants et de grands chantiers d'infrastructure, sans jamais garnir la cassette de sécurité du pays. Cet échec est aussi celui d'un grand déficit de gouvernance, marqué par une opacité historique et une absence totale d'audits indépendants. Ce diagnostic intervient au pire moment pour Malabo. Le temps des illusions est terminé : le pays fait face au vieillissement inéluctable de ses champs pétroliers. Les prévisions de la BAD pour la Guinée équatoriale sont alarmantes, avec des récessions successives projetées à -1,7 % pour 2026 et -1,4 % pour 2027. Le concept même de « fonds pour les générations futures » devait servir de parachute au moment où les puits se videraient. Aujourd'hui, les puits se vident, et le parachute est percé. Face à l'urgence et sous la pression des bailleurs de fonds, le gouvernement tente une reprise en main tardive : l'implémentation promise d'un Compte unique du Trésor (CUT) d'ici le premier trimestre 2027 espère centraliser les recettes publiques et stopper enfin les fuites financières. Pour mesurer l'ampleur du rendez-vous manqué de Malabo, il suffit de regarder de l'autre côté de ses frontières. Le contraste au sein de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) est saisissant. D'un côté, le Gabon s'impose en leader incontesté de la sous-région. Son Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS) gère désormais plus de 1 082 milliards de FCFA d'actifs. Un trésor qui n'est pas passif, mais activement réinvesti dans l'énergie, la finance locale et la transition écologique. De l'autre, le Cameroun historiquement moins dépendant du pétrole prépare activement l'après-pétrole en misant sur son nouveau « boom minier ». Yaoundé formalise actuellement un Fonds souverain camerounais (FSC) avec une cible initiale de 600 milliards de FCFA pour centraliser et sécuriser ses futures recettes de fer, d'or et de bauxite. En clair, le Cameroun ambitionne de lever en quelques années dix fois plus de capitaux que la Guinée équatoriale en un quart de siècle. Le constat de la BAD sonne comme un avertissement pour toute l'Afrique centrale : un fonds souverain n'est pas un luxe politique, c'est une ceinture de sécurité macroéconomique. Pour la Guinée équatoriale, l'économie hors hydrocarbures affiche une timide résilience (+2,3 %), mais elle reste bien trop faible pour compenser le déclin du pétrole. Reste à savoir si les réformes de transparence et le virage vers le financement des PME locales suffiront à éviter le crash industriel.

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