@reili2503:

Лилия
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Thursday 13 August 2026 05:55:01 GMT
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christoftof13
Chris 66 :
bonjour toujours très stylée et élégante passé une excellente journée
2026-08-13 06:10:20
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dainis4682
Dainis :
2026-08-13 07:55:20
0
stastagil1986
Станислав :
2026-08-13 07:10:39
0
stastagil1986
Станислав :
2026-08-13 07:10:36
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stastagil1986
Станислав :
2026-08-13 07:10:32
0
ferenc.kovacs950
Ferenc Kovacs :
2026-08-14 03:46:16
0
istvnhorvth2
istvnhorvth2 :
😍😍❤️❤️
2026-08-13 05:58:46
0
wiesaw.gral
Wiesław Góral :
2026-08-13 05:57:39
0
torokferi71
TörökFeri :
❤️❤️❤️
2026-08-15 10:05:49
0
user4220704444994
Максим Циплин :
🤗🤗🤗🤗🤗👍
2026-08-14 10:29:36
0
mariuszur0
mariusz19 :
😍😍😍
2026-08-13 08:24:35
0
user14636303291395
сега :
🥰🥰🥰🥰🥰🥰🥰🥰🥰🥰🥰
2026-08-13 06:57:22
0
ronaldkeefe
Ronald Keefe735 :
❤️
2026-08-15 14:01:22
0
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TREBLINKA — LA GARE QUI NE MENAIT NULLE PART Il y avait une horloge sur le quai. Des panneaux. Des horaires de train. À première vue, cela ressemblait à une petite gare. Tout était faux. À Treblinka II, en Pologne occupée, cette façade servait à tromper les personnes qui venaient de passer des heures, parfois des jours, enfermées dans des wagons. Les SS leur parlaient de transit. Mais derrière le quai se trouvait un centre de mise à mort construit pour l’Action Reinhard. Il faut distinguer deux lieux : Treblinka I, camp de travail forcé, et Treblinka II, centre d’extermination ouvert en juillet 1942 à proximité. À Treblinka II, la plupart des déportés étaient assassinés peu après leur arrivée, dans des chambres à gaz utilisant les gaz d’échappement de moteurs. Parmi eux se trouvaient des centaines de milliers de Juifs déportés du ghetto de Varsovie et d’autres régions de Pologne occupée. Quelques prisonniers étaient provisoirement maintenus en vie pour faire fonctionner le camp. On les obligeait à vider les wagons, trier les vêtements et les objets volés, puis accomplir des tâches liées à l’extermination. Voir arriver un train signifiait comprendre, avant ceux qui en descendaient, ce qui allait se produire. Les SS pouvaient tuer ces travailleurs à leur tour et les remplacer par de nouveaux déportés. Le musée de Treblinka estime qu’entre 800 000 et 900 000 Juifs furent assassinés dans ce centre, ainsi que des victimes roms et sintés. Derrière ces estimations, il y a des familles entières dont les derniers pas ont traversé cette fausse gare. Puis, dans cet endroit conçu pour ne laisser presque aucun témoin, des prisonniers préparent une révolte. Le 2 août 1943, ils réussissent à prendre des armes dans un dépôt, déclenchent un incendie et tentent de briser l’enceinte du camp. Le plan ne se déroule pas comme prévu. Beaucoup sont tués. Sur environ 840 prisonniers présents ce jour-là, près de 200 parviennent à s’échapper ; seule une partie survivra à la traque et à la guerre. Cette révolte ne doit pas être racontée comme une victoire facile. C’est l’action d’hommes et de femmes à qui les nazis avaient retiré presque tout, mais qui refusèrent de disparaître sans laisser de témoignage. Après le soulèvement, les SS accélèrent la destruction de Treblinka II. Les bâtiments sont démontés, le terrain labouré et ensemencé pour masquer le crime. Ils ont fait disparaître la fausse gare. Ils n’ont pas fait disparaître les récits de ceux qui en sont sortis. — Max Overlord
TREBLINKA — LA GARE QUI NE MENAIT NULLE PART Il y avait une horloge sur le quai. Des panneaux. Des horaires de train. À première vue, cela ressemblait à une petite gare. Tout était faux. À Treblinka II, en Pologne occupée, cette façade servait à tromper les personnes qui venaient de passer des heures, parfois des jours, enfermées dans des wagons. Les SS leur parlaient de transit. Mais derrière le quai se trouvait un centre de mise à mort construit pour l’Action Reinhard. Il faut distinguer deux lieux : Treblinka I, camp de travail forcé, et Treblinka II, centre d’extermination ouvert en juillet 1942 à proximité. À Treblinka II, la plupart des déportés étaient assassinés peu après leur arrivée, dans des chambres à gaz utilisant les gaz d’échappement de moteurs. Parmi eux se trouvaient des centaines de milliers de Juifs déportés du ghetto de Varsovie et d’autres régions de Pologne occupée. Quelques prisonniers étaient provisoirement maintenus en vie pour faire fonctionner le camp. On les obligeait à vider les wagons, trier les vêtements et les objets volés, puis accomplir des tâches liées à l’extermination. Voir arriver un train signifiait comprendre, avant ceux qui en descendaient, ce qui allait se produire. Les SS pouvaient tuer ces travailleurs à leur tour et les remplacer par de nouveaux déportés. Le musée de Treblinka estime qu’entre 800 000 et 900 000 Juifs furent assassinés dans ce centre, ainsi que des victimes roms et sintés. Derrière ces estimations, il y a des familles entières dont les derniers pas ont traversé cette fausse gare. Puis, dans cet endroit conçu pour ne laisser presque aucun témoin, des prisonniers préparent une révolte. Le 2 août 1943, ils réussissent à prendre des armes dans un dépôt, déclenchent un incendie et tentent de briser l’enceinte du camp. Le plan ne se déroule pas comme prévu. Beaucoup sont tués. Sur environ 840 prisonniers présents ce jour-là, près de 200 parviennent à s’échapper ; seule une partie survivra à la traque et à la guerre. Cette révolte ne doit pas être racontée comme une victoire facile. C’est l’action d’hommes et de femmes à qui les nazis avaient retiré presque tout, mais qui refusèrent de disparaître sans laisser de témoignage. Après le soulèvement, les SS accélèrent la destruction de Treblinka II. Les bâtiments sont démontés, le terrain labouré et ensemencé pour masquer le crime. Ils ont fait disparaître la fausse gare. Ils n’ont pas fait disparaître les récits de ceux qui en sont sortis. — Max Overlord

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