A_vi 🍏 :
Je ne crois pas vraiment au concept de « la bonne personne au mauvais moment ». On ne choisit ni le moment où quelqu’un entre dans notre vie, ni l’état dans lequel cette personne nous trouve.
Si je considère sincèrement avoir rencontré la bonne personne, je ne vais pas lui demander d’attendre que ma vie soit parfaitement en ordre pour lui faire une place. Peut-être qu’elle est justement là pour parcourir le chemin avec moi.
Parfois, ce qu’on appelle « le mauvais moment » cache surtout une peur : celle de ne pas être prêt, de ne pas être à la hauteur ou de décevoir quelqu’un que l’on estime énormément. Mais la bonne personne ne demande pas forcément une version achevée de nous-mêmes. Elle peut aussi choisir celle que nous sommes aujourd’hui, avec nos imperfections, nos ambitions et tout ce qu’il nous reste encore à construire.
Et surtout, je pense qu’on ne devrait jamais décider seul pour deux. Si cette personne compte réellement, demandons-lui si elle veut faire ce chemin avec nous. Elle connaît peut-être nos incertitudes et nos difficultés et choisira malgré tout de rester. C’est aussi cela, respecter quelqu’un : lui laisser le droit de décider ce qu’il est prêt à vivre à nos côtés.
On passe parfois tellement de temps à vouloir devenir la personne que l’on pense qu’elle mérite, qu’on oublie de lui demander si celle que nous sommes aujourd’hui ne lui suffisait pas déjà.
Les bonnes personnes sont rares. La vie ne nous garantit ni de les rencontrer au moment idéal, ni de nous offrir deux fois la même évidence. Alors, lorsqu’une rencontre compte vraiment, je préfère avoir le courage de la vivre plutôt que de passer des années à me demander ce qu’elle aurait pu devenir.
Parce que parfois, il n’y avait pas de mauvais moment. Il y avait simplement deux personnes, dont une qui avait plus peur de vivre l’histoire que de la perdre.
2026-08-18 22:49:17