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Austin 🕷️
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Wednesday 19 August 2026 12:49:51 GMT
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Comments

nothingbutaweirdohere
Spider man🕸️🕷️ :
People always trynna make me choose but I love ALL
2026-08-19 17:22:20
246
randyyland
Randy 🌷🍓 :
MY SPIDER-MAN 😩😩
2026-08-22 01:54:37
2
fading.editz
𝔉𝔞𝔡𝔦𝔫𝔤 🕷️ :
Ughhh miss the andrew era rn
2026-08-19 14:48:42
13
inoscae
いのすけ :
The hand movement of the bag 😵‍💫
2026-08-19 20:31:31
14
elijah.mitchell126
Eli <3 :
who are u 😨
2026-08-22 00:52:23
2
parker.compz
bree🐾 :
what is the light ray effect thing called on the first clip??
2026-08-20 16:16:39
1
multi.valits
𝐕𝐚𝐥 ʚɞ ⁺˖ ⸝⸝ :
OMG GIVE ME THAT TALENT
2026-08-19 14:12:36
5
ryd6rfilms
ryder™ :
THIS IS FIRE BRO
2026-08-19 12:54:04
2
d4redvl_
felicia :
THIS IS INSANELY GOOF
2026-08-19 21:50:01
5
blls3ye
xand :
THIS IS SO GOOD
2026-08-19 13:12:57
2
kalo_edits24
Olivia💐 :
How is this not viralllll
2026-08-19 15:59:19
2
.randomf1lms
rand6m11 :
PLS UR TOO GOOD
2026-08-19 15:36:20
2
w1sqwll
🕷 𝘸𝘪𝘴𝘲𝘸𝘭𝘭 ๋࣭ ⭑ :
ATEEE
2026-08-19 12:51:06
2
navexae
arina :
TALENTED
2026-08-20 00:11:28
1
stvrnrry_
rach loves chris :
THIS IS INSANE BRO
2026-08-19 14:19:57
2
multi.valits
𝐕𝐚𝐥 ʚɞ ⁺˖ ⸝⸝ :
HELL YEAHHH
2026-08-19 14:13:02
2
multi.valits
𝐕𝐚𝐥 ʚɞ ⁺˖ ⸝⸝ :
HOLYYYY
2026-08-19 14:12:39
2
dangeredits.aep
danger ☁︎ ͛ :
ANDREWWW
2026-08-19 13:28:49
2
joakeery
lex :
OMG THIS IS SO GOOD
2026-08-19 15:53:26
2
fading.editz
𝔉𝔞𝔡𝔦𝔫𝔤 🕷️ :
You’re absolutely amazing
2026-08-19 14:48:54
2
sinners040
✧・゚𝒮𝒾𝓃𝓃𝑒𝓇𝓈 ☾ :・゚ :
SO SMOOTH OMGG
2026-08-19 13:10:59
2
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Il y a des lieux dont le nom traverse les générations sans qu’on sache plus très bien d’où il vient. Dolé en fait partie. Tout commence avec un homme, Pierre Dolé. Dès 1725, il est fermier des pères Carmes, un ordre religieux propriétaire de terres un peu partout en Guadeloupe. C’est lui qui s’installe dans ces hauteurs de Gourbeyre et fait vivre l’habitation. Son nom reste, encore aujourd’hui, collé à cette terre. Des sources chaudes y coulaient déjà, mais elles servaient d’abord à faire tourner les moulins à sucre, pas à soigner qui que ce soit. Après la Révolution, la terre devient propriété de l’État, puis de la Colonie. Tout change avec la guerre. En 1802, Napoléon envoie des troupes rétablir l’esclavage. Louis Delgrès et ses compagnons se donnent la mort à Matouba plutôt que de se rendre. Cette guerre installe durablement des troupes dans les hauteurs de Saint-Claude. En 1823, un hôpital militaire s’y implante, dirigé par l’Amiral Jean Jacob : Camp-Jacob. En 1829, Dolé, resté domaine colonial, est choisi comme lieu thermal permanent, pensé pour compléter Camp-Jacob. L’eau ne fait alors plus tourner les moulins : elle soigne. En 1913, le médecin André Joseph Pichon arrive en Guadeloupe. En 1920, il inaugure l’établissement « Dolé-les-Bains », avec son propre restaurant, que les Guadeloupéens surnommeront bientôt l’hôtel Pichon. Il s’adresse à la bourgeoisie : on y vient par abonnement, 390 francs le mois, ou par ticket journalier acheté au gardien pour les visiteurs de passage. Changés dans les cabines, les curistes descendaient au double bassin de la Digue par des marches taillées dans le basalte. Trois sources portent chacune leur nom : la Digue, dont l’eau jaillit à 33 degrés, le Bain Cappé, qu’on appelle aujourd’hui Capès, et le Bain des Amours, classées eaux salines faibles, contrairement aux sources sulfureuses de Matouba. On y venait soigner l’arthrite, les reins, le foie, la fièvre jaune. Dans le bassin, les dames se baignaient d’un côté, les messieurs de l’autre. Mais en 1857, l’accès s’était déjà refermé : seuls les militaires et les fonctionnaires pouvaient s’y baigner. Pas un hasard, Camp-Jacob était juste à côté. En 1932, un client de Dolé l’écrivait dans un journal : il disait être abrité de la malfaisance de la race par une haie. La population guadeloupéenne noire, qui souffrait pourtant des mêmes maux, en restait largement écartée. Le nom de Capès, aujourd’hui associé à l’eau la plus consommée de Guadeloupe, vient d’un commandant qui vantait les vertus de cette source après 1837. On l’écrivait alors « Cappé ». Pichon meurt accidentellement au large de la Désirade en 1923. Le thermalisme s’éteint dans les années 1960. La famille Party, qui gérait l’établissement, s’associe au Dr Joseph Pitat pour poursuivre l’exploitation. Pitat, né au Moule en 1908, fut premier médecin noir et premier maire noir de Basse-Terre, avant de présider le Conseil général. En 1969, la Société des Eaux de Capès-Dolé se lance dans l’eau en bouteille. Aujourd’hui, son fils Jean-Claude Pitat, médecin gastro-entérologue, dirige la Clinique Centre Médico-Social fondée par son père et préside le conseil d’administration de la Société des Eaux Thermales de Capès-Dolé. Le projet de renaissance du site — centre thermoludique, écolodges, maison bleue de l’eau — est porté avec la mairie de Gourbeyre, sans date connue. La Digue a disparu sous la végétation. Le Bain des Amours et le bassin Public restent des lieux de baignade gratuits et populaires. L’eau qui appartenait autrefois à quelques-uns est revenue, sans qu’on l’ait vraiment décidé, à tout le monde. Et vous, connaissiez-vous cette histoire avant de lire ce post ? Et quels souvenirs avez vous de ce lieu ? #histoire #guadeloupe #pourtoi #culture #memoire
Il y a des lieux dont le nom traverse les générations sans qu’on sache plus très bien d’où il vient. Dolé en fait partie. Tout commence avec un homme, Pierre Dolé. Dès 1725, il est fermier des pères Carmes, un ordre religieux propriétaire de terres un peu partout en Guadeloupe. C’est lui qui s’installe dans ces hauteurs de Gourbeyre et fait vivre l’habitation. Son nom reste, encore aujourd’hui, collé à cette terre. Des sources chaudes y coulaient déjà, mais elles servaient d’abord à faire tourner les moulins à sucre, pas à soigner qui que ce soit. Après la Révolution, la terre devient propriété de l’État, puis de la Colonie. Tout change avec la guerre. En 1802, Napoléon envoie des troupes rétablir l’esclavage. Louis Delgrès et ses compagnons se donnent la mort à Matouba plutôt que de se rendre. Cette guerre installe durablement des troupes dans les hauteurs de Saint-Claude. En 1823, un hôpital militaire s’y implante, dirigé par l’Amiral Jean Jacob : Camp-Jacob. En 1829, Dolé, resté domaine colonial, est choisi comme lieu thermal permanent, pensé pour compléter Camp-Jacob. L’eau ne fait alors plus tourner les moulins : elle soigne. En 1913, le médecin André Joseph Pichon arrive en Guadeloupe. En 1920, il inaugure l’établissement « Dolé-les-Bains », avec son propre restaurant, que les Guadeloupéens surnommeront bientôt l’hôtel Pichon. Il s’adresse à la bourgeoisie : on y vient par abonnement, 390 francs le mois, ou par ticket journalier acheté au gardien pour les visiteurs de passage. Changés dans les cabines, les curistes descendaient au double bassin de la Digue par des marches taillées dans le basalte. Trois sources portent chacune leur nom : la Digue, dont l’eau jaillit à 33 degrés, le Bain Cappé, qu’on appelle aujourd’hui Capès, et le Bain des Amours, classées eaux salines faibles, contrairement aux sources sulfureuses de Matouba. On y venait soigner l’arthrite, les reins, le foie, la fièvre jaune. Dans le bassin, les dames se baignaient d’un côté, les messieurs de l’autre. Mais en 1857, l’accès s’était déjà refermé : seuls les militaires et les fonctionnaires pouvaient s’y baigner. Pas un hasard, Camp-Jacob était juste à côté. En 1932, un client de Dolé l’écrivait dans un journal : il disait être abrité de la malfaisance de la race par une haie. La population guadeloupéenne noire, qui souffrait pourtant des mêmes maux, en restait largement écartée. Le nom de Capès, aujourd’hui associé à l’eau la plus consommée de Guadeloupe, vient d’un commandant qui vantait les vertus de cette source après 1837. On l’écrivait alors « Cappé ». Pichon meurt accidentellement au large de la Désirade en 1923. Le thermalisme s’éteint dans les années 1960. La famille Party, qui gérait l’établissement, s’associe au Dr Joseph Pitat pour poursuivre l’exploitation. Pitat, né au Moule en 1908, fut premier médecin noir et premier maire noir de Basse-Terre, avant de présider le Conseil général. En 1969, la Société des Eaux de Capès-Dolé se lance dans l’eau en bouteille. Aujourd’hui, son fils Jean-Claude Pitat, médecin gastro-entérologue, dirige la Clinique Centre Médico-Social fondée par son père et préside le conseil d’administration de la Société des Eaux Thermales de Capès-Dolé. Le projet de renaissance du site — centre thermoludique, écolodges, maison bleue de l’eau — est porté avec la mairie de Gourbeyre, sans date connue. La Digue a disparu sous la végétation. Le Bain des Amours et le bassin Public restent des lieux de baignade gratuits et populaires. L’eau qui appartenait autrefois à quelques-uns est revenue, sans qu’on l’ait vraiment décidé, à tout le monde. Et vous, connaissiez-vous cette histoire avant de lire ce post ? Et quels souvenirs avez vous de ce lieu ? #histoire #guadeloupe #pourtoi #culture #memoire

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