zaz :
Ce témoignage m’a profondément touché, parce que l’âne, chez nous en Kabylie, ce n’était pas simplement « un âne ». C’était un pilier de notre vie. 🫏❤️J’ai grandi avec des ânes, ma grand-mère en a toujours eu. Ils transportaient le bois pour nous chauffer, les olives pour faire notre huile, l’eau des fontaines quand l’eau n’arrivait pas dans les maisons. Ils ont aidé à transporter ce qu’il fallait pour construire nos maisons. En quelque sorte, une partie de la Kabylie s’est construite sur leur dos.
Et pourtant, l’âne était toujours mis à l’écart. Il travaillait, il servait, il donnait tout… puis quand il vieillissait et ne pouvait plus travailler, on l’abandonnait dans la nature, livré aux chacals et aux Oushon.
C’est peut-être ça qui me touche le plus : il nous a tout donné sans jamais rien demander. Alors aujourd’hui, j’ai juste envie de lui rendre hommage. Parce que derrière cet animal que certains regardaient de haut, il y avait une partie de notre histoire, de notre enfance et de nos familles. ❤️💙💛ⵣ
2026-08-21 16:22:19