Belloumi :
En Algérie, ces faits sont documentés et font partie de l’enseignement de l’histoire. En France, pourtant, on peine encore à regarder cette réalité en face.
Les généraux Cavaignac, Pélissier et Bugeaud en Algérie, Gallieni à Madagascar, Dodds au Sénégal et au Dahomey, Voulet et Chanoine au Niger, Archinard au Mali, ou encore Sarrail au Liban et en Syrie : tous sont associés à des épisodes de répression coloniale d’une extrême violence.
Pourtant, la France a longtemps préféré mettre en avant les prétendus « bienfaits » de la colonisation plutôt que d’assumer pleinement ses violences : massacres, répressions, destructions, mais aussi tentatives d’effacement des cultures, des patrimoines, des langues, des écrits et des récits des peuples colonisés.
Reconnaître cette histoire ne signifie pas détester la France. Cela signifie simplement regarder son passé avec lucidité et ne pas en sélectionner uniquement les pages qui arrangent.
Il est grand temps d’en parler réellement et sans détour. Bravo à M. Aphatie d’avoir contribué à remettre ce débat sur la table.
2026-08-21 18:08:18