Kienou :
Pourquoi l’islam politique et social tel qu’il est pratiqué au Sahel est un frein au développement : Le cas Mali vs Gabon*
Il faut avoir le courage de le dire : l’un des freins majeurs au développement de l’Afrique noire se trouve dans la place qu’occupe l’islam dans nos sociétés.
Prenons deux exemples concrets : le Mali à 95% musulman et le Gabon à 12% de musulmans, avec une forte présence des spiritualités traditionnelles.
1. L’écart de développement est abyssal
Le PIB par habitant du Gabon est près de 10 fois supérieur à celui du Mali. L’IDH du Gabon le classe dans la catégorie "développement humain moyen". Le Mali est bon dernier mondial. Le taux d’alphabétisation au Gabon dépasse 84%. Au Mali il est à 36%. Ce ne sont pas des opinions, ce sont des faits.
2. Le problème n’est pas la foi, mais l’usage social et économique de la religion
- Priorité à l’improductif : Au Mali, l’énergie collective, l’argent des populations et même des diasporas part en priorité dans la construction de mosquées, le financement du pèlerinage et l’entretien d’un clergé. Pendant ce temps, les centres de formation technique, les usines et les hôpitaux manquent cruellement. Comme le dit Namakan : pour un centre de formation en électricité on donne 1 million. Pour une nouvelle mosquée alors qu’il y en a déjà trop, on hésite.
- Une éducation tournée vers le passé : Le système des écoles coraniques et medersas forme à la récitation, pas à la science, à l’ingénierie, ni à l’esprit critique. Résultat : une jeunesse nombreuse mais inemployable. Le Gabon, avec une école laïque, a une main d’œuvre plus qualifiée.
- Le statut de la femme : Dans un système où le droit de la famille est calqué sur la Charia, la femme hérite de la moitié de l’homme, le mariage précoce est toléré. On prive donc volontairement 50% de la population de son plein potentiel économique. Le Gabon, avec un code civil laïc, mobilise mieux ses ressources humaines.
2026-08-22 17:09:49