@montanna.hall3: Babylist… I’m shooting my shot… AGAIN 😂😭🍼 I thought I was DONE after baby #3, so I gave everything away. Surprise! Now baby girl #4 is coming in November, we’re 13 hours away from our family, and I’m rebuilding a newborn registry from scratch. 🥲❤️ If Babylist happened to clear this registry, I genuinely wouldn’t know how to thank you. And honestly, even helping with the car seat/stroller, bassinet, and diaper bag would be HUGE for our family. So… TikTok, do your thing. 😂 Tag @Babylist and tell them Montanna and Lilliana need a little Babylist magic. 🍼❤️ @Babylist @Alexandra Cooper @Colton Underwood @Call Her Daddy #BabyListItForward #Babylist #BabyRegistry

Montanna Hall
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Sunday 23 August 2026 02:36:36 GMT
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__kathyherrera.y__
Kathy Herrera || 🧩📚🧠 :
Congratulations!! Commenting so you get more views!!! We are also Expecting our babygirl in October! After years of trying and having a special needs son. https://my.babylist.com/kathy-herrera-baby-registry @Call Her Daddy @Babylist @Sylvia @Alexandra Cooper @Charles & Sylvia @ParisHilton
2026-08-23 03:39:30
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Il y a des lieux dont le nom traverse les générations sans qu’on sache plus très bien d’où il vient. Dolé en fait partie. Tout commence avec un homme, Pierre Dolé. Dès 1725, il est fermier des pères Carmes, un ordre religieux propriétaire de terres un peu partout en Guadeloupe. C’est lui qui s’installe dans ces hauteurs de Gourbeyre et fait vivre l’habitation. Son nom reste, encore aujourd’hui, collé à cette terre. Des sources chaudes y coulaient déjà, mais elles servaient d’abord à faire tourner les moulins à sucre, pas à soigner qui que ce soit. Après la Révolution, la terre devient propriété de l’État, puis de la Colonie. Tout change avec la guerre. En 1802, Napoléon envoie des troupes rétablir l’esclavage. Louis Delgrès et ses compagnons se donnent la mort à Matouba plutôt que de se rendre. Cette guerre installe durablement des troupes dans les hauteurs de Saint-Claude. En 1823, un hôpital militaire s’y implante, dirigé par l’Amiral Jean Jacob : Camp-Jacob. En 1829, Dolé, resté domaine colonial, est choisi comme lieu thermal permanent, pensé pour compléter Camp-Jacob. L’eau ne fait alors plus tourner les moulins : elle soigne. En 1913, le médecin André Joseph Pichon arrive en Guadeloupe. En 1920, il inaugure l’établissement « Dolé-les-Bains », avec son propre restaurant, que les Guadeloupéens surnommeront bientôt l’hôtel Pichon. Il s’adresse à la bourgeoisie : on y vient par abonnement, 390 francs le mois, ou par ticket journalier acheté au gardien pour les visiteurs de passage. Changés dans les cabines, les curistes descendaient au double bassin de la Digue par des marches taillées dans le basalte. Trois sources portent chacune leur nom : la Digue, dont l’eau jaillit à 33 degrés, le Bain Cappé, qu’on appelle aujourd’hui Capès, et le Bain des Amours, classées eaux salines faibles, contrairement aux sources sulfureuses de Matouba. On y venait soigner l’arthrite, les reins, le foie, la fièvre jaune. Dans le bassin, les dames se baignaient d’un côté, les messieurs de l’autre. Mais en 1857, l’accès s’était déjà refermé : seuls les militaires et les fonctionnaires pouvaient s’y baigner. Pas un hasard, Camp-Jacob était juste à côté. En 1932, un client de Dolé l’écrivait dans un journal : il disait être abrité de la malfaisance de la race par une haie. La population guadeloupéenne noire, qui souffrait pourtant des mêmes maux, en restait largement écartée. Le nom de Capès, aujourd’hui associé à l’eau la plus consommée de Guadeloupe, vient d’un commandant qui vantait les vertus de cette source après 1837. On l’écrivait alors « Cappé ». Pichon meurt accidentellement au large de la Désirade en 1923. Le thermalisme s’éteint dans les années 1960. La famille Party, qui gérait l’établissement, s’associe au Dr Joseph Pitat pour poursuivre l’exploitation. Pitat, né au Moule en 1908, fut premier médecin noir et premier maire noir de Basse-Terre, avant de présider le Conseil général. En 1969, la Société des Eaux de Capès-Dolé se lance dans l’eau en bouteille. Aujourd’hui, son fils Jean-Claude Pitat, médecin gastro-entérologue, dirige la Clinique Centre Médico-Social fondée par son père et préside le conseil d’administration de la Société des Eaux Thermales de Capès-Dolé. Le projet de renaissance du site — centre thermoludique, écolodges, maison bleue de l’eau — est porté avec la mairie de Gourbeyre, sans date connue. La Digue a disparu sous la végétation. Le Bain des Amours et le bassin Public restent des lieux de baignade gratuits et populaires. L’eau qui appartenait autrefois à quelques-uns est revenue, sans qu’on l’ait vraiment décidé, à tout le monde. Et vous, connaissiez-vous cette histoire avant de lire ce post ? Et quels souvenirs avez vous de ce lieu ? #histoire #guadeloupe #pourtoi #culture #memoire
Il y a des lieux dont le nom traverse les générations sans qu’on sache plus très bien d’où il vient. Dolé en fait partie. Tout commence avec un homme, Pierre Dolé. Dès 1725, il est fermier des pères Carmes, un ordre religieux propriétaire de terres un peu partout en Guadeloupe. C’est lui qui s’installe dans ces hauteurs de Gourbeyre et fait vivre l’habitation. Son nom reste, encore aujourd’hui, collé à cette terre. Des sources chaudes y coulaient déjà, mais elles servaient d’abord à faire tourner les moulins à sucre, pas à soigner qui que ce soit. Après la Révolution, la terre devient propriété de l’État, puis de la Colonie. Tout change avec la guerre. En 1802, Napoléon envoie des troupes rétablir l’esclavage. Louis Delgrès et ses compagnons se donnent la mort à Matouba plutôt que de se rendre. Cette guerre installe durablement des troupes dans les hauteurs de Saint-Claude. En 1823, un hôpital militaire s’y implante, dirigé par l’Amiral Jean Jacob : Camp-Jacob. En 1829, Dolé, resté domaine colonial, est choisi comme lieu thermal permanent, pensé pour compléter Camp-Jacob. L’eau ne fait alors plus tourner les moulins : elle soigne. En 1913, le médecin André Joseph Pichon arrive en Guadeloupe. En 1920, il inaugure l’établissement « Dolé-les-Bains », avec son propre restaurant, que les Guadeloupéens surnommeront bientôt l’hôtel Pichon. Il s’adresse à la bourgeoisie : on y vient par abonnement, 390 francs le mois, ou par ticket journalier acheté au gardien pour les visiteurs de passage. Changés dans les cabines, les curistes descendaient au double bassin de la Digue par des marches taillées dans le basalte. Trois sources portent chacune leur nom : la Digue, dont l’eau jaillit à 33 degrés, le Bain Cappé, qu’on appelle aujourd’hui Capès, et le Bain des Amours, classées eaux salines faibles, contrairement aux sources sulfureuses de Matouba. On y venait soigner l’arthrite, les reins, le foie, la fièvre jaune. Dans le bassin, les dames se baignaient d’un côté, les messieurs de l’autre. Mais en 1857, l’accès s’était déjà refermé : seuls les militaires et les fonctionnaires pouvaient s’y baigner. Pas un hasard, Camp-Jacob était juste à côté. En 1932, un client de Dolé l’écrivait dans un journal : il disait être abrité de la malfaisance de la race par une haie. La population guadeloupéenne noire, qui souffrait pourtant des mêmes maux, en restait largement écartée. Le nom de Capès, aujourd’hui associé à l’eau la plus consommée de Guadeloupe, vient d’un commandant qui vantait les vertus de cette source après 1837. On l’écrivait alors « Cappé ». Pichon meurt accidentellement au large de la Désirade en 1923. Le thermalisme s’éteint dans les années 1960. La famille Party, qui gérait l’établissement, s’associe au Dr Joseph Pitat pour poursuivre l’exploitation. Pitat, né au Moule en 1908, fut premier médecin noir et premier maire noir de Basse-Terre, avant de présider le Conseil général. En 1969, la Société des Eaux de Capès-Dolé se lance dans l’eau en bouteille. Aujourd’hui, son fils Jean-Claude Pitat, médecin gastro-entérologue, dirige la Clinique Centre Médico-Social fondée par son père et préside le conseil d’administration de la Société des Eaux Thermales de Capès-Dolé. Le projet de renaissance du site — centre thermoludique, écolodges, maison bleue de l’eau — est porté avec la mairie de Gourbeyre, sans date connue. La Digue a disparu sous la végétation. Le Bain des Amours et le bassin Public restent des lieux de baignade gratuits et populaires. L’eau qui appartenait autrefois à quelques-uns est revenue, sans qu’on l’ait vraiment décidé, à tout le monde. Et vous, connaissiez-vous cette histoire avant de lire ce post ? Et quels souvenirs avez vous de ce lieu ? #histoire #guadeloupe #pourtoi #culture #memoire

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