SAMY. J 94 :
Cela fait cinq ans qu’il est au gouvernement et, pourtant, le peuple continue de trimer, tandis que des sommes considérables ont été consacrées à la construction et à la rénovation des stades, au détriment, semble-t-il, d’autres priorités sociales. Plus grave encore, beaucoup s’interrogent sur la manière dont les marchés publics ont été attribués et sur les intérêts que ces dépenses ont pu servir.
À l’approche des élections, son discours semble soudainement changer : il affirme désormais qu’il peut dialoguer avec le peuple et qu’il travaillera dans son intérêt.
Mais une question mérite d’être posée : pourquoi ce discours n’a-t-il pas été porté avec la même conviction au cours de ces cinq dernières années ?
C’est précisément là que se trouve le problème : le peuple ne demande pas seulement des promesses ou de beaux discours à l’approche des élections. Il demande des résultats, de la transparence et des comptes sur la manière dont l’argent public a été utilisé.
Et surtout, puisqu’il semble être au courant de personnalités impliquées dans des affaires de corruption et de « frakchia », pourquoi ne les dénonce-t-il pas ? Si les faits sont avérés, qu’elles soient entendues par la justice et, le cas échéant, traduites devant les tribunaux.
Le peuple est en droit de demander des explications : quels choix ont été faits, à qui ont-ils réellement profité et quel bilan peut-on présenter aujourd’hui ?
Voilà, en substance, la contradiction que soulève le discours de M. Lakjaa : le peuple ne veut plus seulement entendre des promesses, il veut des actes, de la transparence et des comptes.
2026-08-28 21:38:57