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LA SOLUTION À LA PAUPÉRISATION DES MÉNAGES SELON LE MILLIARDAIRE MALGACHE MAMY RAVATOMANGA S'il y a une chose que tous les gouvernements africains s'acharnent à éradiquer, même si c'est de la mauvaise manière, c'est la pauvreté et l'extrême pauvreté. On ne peut pas résoudre le problème de la pauvreté par la simple distribution d'argent aux populations. C'est ce que font certaines ONG en distribuant des fonds aux ménages : cela peut les aider temporairement, mais la vraie question est de savoir si ces ménages arrivent à se tenir debout lorsque ces projets d'aide financière prennent fin. Pour avoir échangé avec beaucoup de responsables d'ONG, la réalité est que ces ménages deviennent dépendants de ces aides. Certains gouvernements pensent également que pour éradiquer la pauvreté, il faut tout donner gratuitement. La gratuité n'est pas la solution. La première solution reste l'éducation. La deuxième solution a été évoquée par l'homme d'affaires malgache Mamy Ravatomanga : si nous voulons véritablement résoudre le problème de la pauvreté et de la paupérisation des ménages, il faut leur donner accès à des sources de revenus convenables. Par « sources de revenus convenables », nous entendons d'abord le rehaussement du SMIC dans nos pays. Nous ne pouvons pas espérer changer les choses avec un SMIC à 41 000 ou 51 000 francs CFA. Personne ne peut vivre dignement avec de tels montants, et dans certains endroits, les gens sont même payés en deçà.  Il faut donc rehausser le salaire minimum : - Le plancher absolu lors d'un recrutement, quel que soit le travail, devrait dépasser 100 000 francs CFA.  - À mon sens, nous avons la capacité d'amener le SMIC à 200 000 francs CFA dans nos pays africains. Avec un revenu de 200 000 francs CFA, une personne peut payer son loyer, subvenir aux besoins de sa famille, et même épargner pour investir. Pourquoi d'autres pays ont-ils des salaires minimums équivalents à 1 000 euros alors que nous n'aurions pas au moins 200 000 francs CFA chez nous ? Ces pays dits développés sont pourtant lourdement endettés. C'est avant tout une question de vision et de stratégie au niveau de nos États africains. En parallèle, nous devons permettre aux entrepreneurs locaux d'être soutenus, respectés et accompagnés grâce à des mécanismes de garantie de financement portés par l'État. Ces garanties permettront aux entrepreneurs d'obtenir les fonds nécessaires auprès des établissements financiers pour créer des entreprises pérennes et embaucher massivement. Lorsque ces entreprises se développent et investissent convenablement, bien rémunérer les employés devient tout à fait naturel. Si nous adoptons une vision large et une stratégie claire, nous pourrons trouver les solutions notamment investir massivement dans l'industrialisation et développer l'agrobusiness, qui est un gisement colossal d'emplois pour nos pays. Tous les dirigeants et gouvernants sont appelés à créer les conditions pour que les populations vivent mieux, se soignent correctement et puissent assurer la scolarité de leurs enfants ainsi que les frais d'hôpitaux. Tout dépend de la politique de développement de chaque pays. Dès lors que nous travaillerons sur des politiques ambitieuses, nos économies se porteront bien et les populations vivront dignement. C'est de notre responsabilité. Nous avons la lourde responsabilité de faire en sorte que les populations puissent vivre mieux. Sans cela, nous ne faisons pas encore ce pour quoi nous sommes des dirigeants, ce pour quoi nous sommes des cadres de l'administration publique. Et ce n'est pas seulement l'administration publique : tout dirigeant d'entreprise doit travailler à ce que les gens puissent vivre mieux dans un pays. #lecoachquantique Paul TOGBEH
LA SOLUTION À LA PAUPÉRISATION DES MÉNAGES SELON LE MILLIARDAIRE MALGACHE MAMY RAVATOMANGA S'il y a une chose que tous les gouvernements africains s'acharnent à éradiquer, même si c'est de la mauvaise manière, c'est la pauvreté et l'extrême pauvreté. On ne peut pas résoudre le problème de la pauvreté par la simple distribution d'argent aux populations. C'est ce que font certaines ONG en distribuant des fonds aux ménages : cela peut les aider temporairement, mais la vraie question est de savoir si ces ménages arrivent à se tenir debout lorsque ces projets d'aide financière prennent fin. Pour avoir échangé avec beaucoup de responsables d'ONG, la réalité est que ces ménages deviennent dépendants de ces aides. Certains gouvernements pensent également que pour éradiquer la pauvreté, il faut tout donner gratuitement. La gratuité n'est pas la solution. La première solution reste l'éducation. La deuxième solution a été évoquée par l'homme d'affaires malgache Mamy Ravatomanga : si nous voulons véritablement résoudre le problème de la pauvreté et de la paupérisation des ménages, il faut leur donner accès à des sources de revenus convenables. Par « sources de revenus convenables », nous entendons d'abord le rehaussement du SMIC dans nos pays. Nous ne pouvons pas espérer changer les choses avec un SMIC à 41 000 ou 51 000 francs CFA. Personne ne peut vivre dignement avec de tels montants, et dans certains endroits, les gens sont même payés en deçà. Il faut donc rehausser le salaire minimum : - Le plancher absolu lors d'un recrutement, quel que soit le travail, devrait dépasser 100 000 francs CFA. - À mon sens, nous avons la capacité d'amener le SMIC à 200 000 francs CFA dans nos pays africains. Avec un revenu de 200 000 francs CFA, une personne peut payer son loyer, subvenir aux besoins de sa famille, et même épargner pour investir. Pourquoi d'autres pays ont-ils des salaires minimums équivalents à 1 000 euros alors que nous n'aurions pas au moins 200 000 francs CFA chez nous ? Ces pays dits développés sont pourtant lourdement endettés. C'est avant tout une question de vision et de stratégie au niveau de nos États africains. En parallèle, nous devons permettre aux entrepreneurs locaux d'être soutenus, respectés et accompagnés grâce à des mécanismes de garantie de financement portés par l'État. Ces garanties permettront aux entrepreneurs d'obtenir les fonds nécessaires auprès des établissements financiers pour créer des entreprises pérennes et embaucher massivement. Lorsque ces entreprises se développent et investissent convenablement, bien rémunérer les employés devient tout à fait naturel. Si nous adoptons une vision large et une stratégie claire, nous pourrons trouver les solutions notamment investir massivement dans l'industrialisation et développer l'agrobusiness, qui est un gisement colossal d'emplois pour nos pays. Tous les dirigeants et gouvernants sont appelés à créer les conditions pour que les populations vivent mieux, se soignent correctement et puissent assurer la scolarité de leurs enfants ainsi que les frais d'hôpitaux. Tout dépend de la politique de développement de chaque pays. Dès lors que nous travaillerons sur des politiques ambitieuses, nos économies se porteront bien et les populations vivront dignement. C'est de notre responsabilité. Nous avons la lourde responsabilité de faire en sorte que les populations puissent vivre mieux. Sans cela, nous ne faisons pas encore ce pour quoi nous sommes des dirigeants, ce pour quoi nous sommes des cadres de l'administration publique. Et ce n'est pas seulement l'administration publique : tout dirigeant d'entreprise doit travailler à ce que les gens puissent vivre mieux dans un pays. #lecoachquantique Paul TOGBEH

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