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emsterjeanies
Emi :
Cute!! I actually had to double-check the fact about Usahana being a ballerina, and omg. I can’t believe I missed this little fun fact about her. I need to dig deeper into her lore haha. Love it.
2026-09-07 00:39:11
0
lyndsoh
lyndsoh :
usahana love finally!!
2026-09-06 23:36:03
0
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Depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau régime en avril 2024, avec l’élection de Bassirou Diomaye Faye à la présidence et la nomination d’Ousmane Sonko comme Premier ministre, le Sénégal vivait l’espoir d’une « rupture ». Deux ans plus tard, cet espoir se heurte à plusieurs problèmes qui pèsent sur le quotidien des Sénégalais. *1. Une crise politique au sommet de l’État* Le tandem qui a porté la victoire de 2024 s’est fissuré. Dès 2025, des désaccords sont apparus sur la gestion de l’ancien régime, les nominations au sein de l’administration et surtout sur la dette publique. Le point de rupture est venu en mai 2026 avec le limogeage d’Ousmane Sonko, remplacé par Ahmadou Al Aminou Lo. Sonko est ensuite devenu président de l’Assemblée nationale. En juillet 2025, le président a même lancé son propre parti « Kiiraay – Les Patriotes Républicains », actant la séparation avec le PASTEF. Cette guerre de leadership détourne l’attention des urgences sociales. 72102e79ec306b41 *2. Une situation économique et financière très tendue* Le pays traîne le poids d’une « dette cachée » révélée fin 2024. Fin 2024, la dette publique atteignait 132 % du PIB. Après de longues négociations, le Sénégal a accepté en septembre 2025 un nouveau plan du FMI de 2,2 milliards de dollars sur 3 ans, avec une restructuration de la dette externe. Une décision à laquelle Sonko s’opposait, la jugeant humiliante. Conséquence : les intérêts de la dette absorbent près d’un quart des recettes publiques, la note du pays a été abaissée à B3 par Moody’s, et la pression fiscale atteint un record de 19,3 % du PIB dans l’UEMOA. Le secteur du BTP, grand pourvoyeur d’emplois, est à l’arrêt avec un recul de 2,6 % en 2024. 4cf06681 *3. Le social et le chômage des jeunes* Les promesses de lutte contre la pauvreté et la corruption peinent à se concrétiser. Le chômage reste un défi majeur : 3 jeunes sur 10 déclarent être sans emploi et en chercher un. Dans les campagnes, 16 000 hectares de cultures ont été détruits en 2024, touchant 250 000 personnes et aggravant l’insécurité alimentaire. L’importation massive de nourriture rend aussi le pays vulnérable, avec un taux d’insécurité alimentaire qui a fluctué entre 17% et 23% ces dernières années. 3ef5257a6681 *4. Des réformes inachevées et un sentiment d’injustice* L’assainissement des institutions promis a donné au départ un élan populaire. Mais beaucoup dénoncent un processus « partisan, voire partial ». La loi d’amnistie de mars 2024, qui couvre les violences politiques de 2021 à 2024, est toujours critiquée car elle empêcherait les victimes d’accéder à la justice. On reproche aussi un manque de transparence budgétaire : adoption de lois de finances rectificatives sans débat, absence de rapports trimestriels. 3ef597bb6681 *En conclusion* Le nouveau régime est arrivé avec une forte légitimité et la volonté de changer les pratiques. Mais entre crise politique, dette abyssale, chômage et attentes sociales immenses, le Sénégal traverse une période de désillusion pour beaucoup de citoyens. Comme le résume un analyste : _« Les préoccupations des populations sont ailleurs »_, pendant que la classe politique se concentre sur ses rapports de force.
Depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau régime en avril 2024, avec l’élection de Bassirou Diomaye Faye à la présidence et la nomination d’Ousmane Sonko comme Premier ministre, le Sénégal vivait l’espoir d’une « rupture ». Deux ans plus tard, cet espoir se heurte à plusieurs problèmes qui pèsent sur le quotidien des Sénégalais. *1. Une crise politique au sommet de l’État* Le tandem qui a porté la victoire de 2024 s’est fissuré. Dès 2025, des désaccords sont apparus sur la gestion de l’ancien régime, les nominations au sein de l’administration et surtout sur la dette publique. Le point de rupture est venu en mai 2026 avec le limogeage d’Ousmane Sonko, remplacé par Ahmadou Al Aminou Lo. Sonko est ensuite devenu président de l’Assemblée nationale. En juillet 2025, le président a même lancé son propre parti « Kiiraay – Les Patriotes Républicains », actant la séparation avec le PASTEF. Cette guerre de leadership détourne l’attention des urgences sociales. 72102e79ec306b41 *2. Une situation économique et financière très tendue* Le pays traîne le poids d’une « dette cachée » révélée fin 2024. Fin 2024, la dette publique atteignait 132 % du PIB. Après de longues négociations, le Sénégal a accepté en septembre 2025 un nouveau plan du FMI de 2,2 milliards de dollars sur 3 ans, avec une restructuration de la dette externe. Une décision à laquelle Sonko s’opposait, la jugeant humiliante. Conséquence : les intérêts de la dette absorbent près d’un quart des recettes publiques, la note du pays a été abaissée à B3 par Moody’s, et la pression fiscale atteint un record de 19,3 % du PIB dans l’UEMOA. Le secteur du BTP, grand pourvoyeur d’emplois, est à l’arrêt avec un recul de 2,6 % en 2024. 4cf06681 *3. Le social et le chômage des jeunes* Les promesses de lutte contre la pauvreté et la corruption peinent à se concrétiser. Le chômage reste un défi majeur : 3 jeunes sur 10 déclarent être sans emploi et en chercher un. Dans les campagnes, 16 000 hectares de cultures ont été détruits en 2024, touchant 250 000 personnes et aggravant l’insécurité alimentaire. L’importation massive de nourriture rend aussi le pays vulnérable, avec un taux d’insécurité alimentaire qui a fluctué entre 17% et 23% ces dernières années. 3ef5257a6681 *4. Des réformes inachevées et un sentiment d’injustice* L’assainissement des institutions promis a donné au départ un élan populaire. Mais beaucoup dénoncent un processus « partisan, voire partial ». La loi d’amnistie de mars 2024, qui couvre les violences politiques de 2021 à 2024, est toujours critiquée car elle empêcherait les victimes d’accéder à la justice. On reproche aussi un manque de transparence budgétaire : adoption de lois de finances rectificatives sans débat, absence de rapports trimestriels. 3ef597bb6681 *En conclusion* Le nouveau régime est arrivé avec une forte légitimité et la volonté de changer les pratiques. Mais entre crise politique, dette abyssale, chômage et attentes sociales immenses, le Sénégal traverse une période de désillusion pour beaucoup de citoyens. Comme le résume un analyste : _« Les préoccupations des populations sont ailleurs »_, pendant que la classe politique se concentre sur ses rapports de force.

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