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clémentine doit son nom au frère Clément[2] (Vital Rodier, 1839-1904) de la congrégation du Saint-Esprit, qui était chef des pépinières de l'orphelinat agricole de Misserghin (près d'Oran, en Algérie)[3]. Dans son livre Les frères Courages, Mémoire Spiritaine, Études et Documents (1994), René Charrier rapporte deux versions de l'histoire du clémentinier[4]. La première version évoque la découverte d'un arbre sauvage au bord de l'oued Misserghin par un jeune Algérien ; qui n'était ni un mandarinier ni un oranger, dont les fruits rouges délicieux et sans pépins ont intrigué le frère Clément. Ce dernier a réussi à multiplier les greffes de cet arbre pour créer le clémentinier[5],[4]. La seconde version relate comment le frère Clément aurait observé une abeille butinant entre un bigaradier et un mandarinier. Après avoir attaché un ruban rouge à la fleur d'un mandarinier, il a obtenu la clémentine en récoltant le fruit issu de ce processus de fécondation croisée[5],[4]. En 1892, Louis Charles Trabut, botaniste et médecin français, lors d'une visite à la pépinière du frère Clément, remarque des plants à fructification précoces[6] qui lui semblent d'origine hybride et dont certains produisent un fruit au goût nouveau et agréable[7]. La clémentine a d'abord été considérée comme un hybride entre le mandarinier (Citrus deliciosa) et une variété de bigaradier à feuille de saule (Citrus salicifolia Raf. 'Granito'). Ce dernier avait été importé d'Espagne comme porte-greffe pour les cultures d'agrumes. Toutefois, des études[6] menées en 2013 par la station INRA de San-Giuliano en Corse consacrée à l'agrumiculture, ont montré à partir de l'analyse des chromosomes qu'il s'agissait en réalité d'un hybride entre le mandarinier et l'orange douce (Citrus sinensis). En 1902, Edouard André présente à la Société Nationale d'Agriculture de France, de la part de L. Trabut, une mandarine d'une « variété nouvelle que M. Trabut propose de nommer Clémentine, du nom d'un frère Clément qui l'a obtenue en Algérie »[8]. Camille Jacquemond et al. (2013) prétendent que le nom avait été proposé par l'ingénieur Henri Rebour (chef du service de l'Arboriculture en Algérie) et adopté par la Société d'Horticulture d'Alger[9] ce qui n'est pas possible puisque H. Rebour est né en 1893[10]. L. Trabut la publie en 1926, dans le Bulletin agricole de l'Algérie, Tunisie et Maroc[11],[12],[13]. L'agriculture coloniale de 1907 s'intéresse à la précocité du fruit ainsi élaboré, la clémentine plait, car elle est « encore plus précoce que la mandarine commune qui vient en novembre »[14], « début de l'octobre dans une certaine localité du Sahel d'Algérie »[15]. L'amélioration variétale a donné lieu à une sélection en vue d'obtenir des fruits sans pépins et des arbres beaucoup plus productifs #History  #algerie🇩🇿  #decouvertescientifique  #clementinetwdg  #oran
clémentine doit son nom au frère Clément[2] (Vital Rodier, 1839-1904) de la congrégation du Saint-Esprit, qui était chef des pépinières de l'orphelinat agricole de Misserghin (près d'Oran, en Algérie)[3]. Dans son livre Les frères Courages, Mémoire Spiritaine, Études et Documents (1994), René Charrier rapporte deux versions de l'histoire du clémentinier[4]. La première version évoque la découverte d'un arbre sauvage au bord de l'oued Misserghin par un jeune Algérien ; qui n'était ni un mandarinier ni un oranger, dont les fruits rouges délicieux et sans pépins ont intrigué le frère Clément. Ce dernier a réussi à multiplier les greffes de cet arbre pour créer le clémentinier[5],[4]. La seconde version relate comment le frère Clément aurait observé une abeille butinant entre un bigaradier et un mandarinier. Après avoir attaché un ruban rouge à la fleur d'un mandarinier, il a obtenu la clémentine en récoltant le fruit issu de ce processus de fécondation croisée[5],[4]. En 1892, Louis Charles Trabut, botaniste et médecin français, lors d'une visite à la pépinière du frère Clément, remarque des plants à fructification précoces[6] qui lui semblent d'origine hybride et dont certains produisent un fruit au goût nouveau et agréable[7]. La clémentine a d'abord été considérée comme un hybride entre le mandarinier (Citrus deliciosa) et une variété de bigaradier à feuille de saule (Citrus salicifolia Raf. 'Granito'). Ce dernier avait été importé d'Espagne comme porte-greffe pour les cultures d'agrumes. Toutefois, des études[6] menées en 2013 par la station INRA de San-Giuliano en Corse consacrée à l'agrumiculture, ont montré à partir de l'analyse des chromosomes qu'il s'agissait en réalité d'un hybride entre le mandarinier et l'orange douce (Citrus sinensis). En 1902, Edouard André présente à la Société Nationale d'Agriculture de France, de la part de L. Trabut, une mandarine d'une « variété nouvelle que M. Trabut propose de nommer Clémentine, du nom d'un frère Clément qui l'a obtenue en Algérie »[8]. Camille Jacquemond et al. (2013) prétendent que le nom avait été proposé par l'ingénieur Henri Rebour (chef du service de l'Arboriculture en Algérie) et adopté par la Société d'Horticulture d'Alger[9] ce qui n'est pas possible puisque H. Rebour est né en 1893[10]. L. Trabut la publie en 1926, dans le Bulletin agricole de l'Algérie, Tunisie et Maroc[11],[12],[13]. L'agriculture coloniale de 1907 s'intéresse à la précocité du fruit ainsi élaboré, la clémentine plait, car elle est « encore plus précoce que la mandarine commune qui vient en novembre »[14], « début de l'octobre dans une certaine localité du Sahel d'Algérie »[15]. L'amélioration variétale a donné lieu à une sélection en vue d'obtenir des fruits sans pépins et des arbres beaucoup plus productifs #History #algerie🇩🇿 #decouvertescientifique #clementinetwdg #oran

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