Phil :
Surtout lorsque l'on connaît réellement l'environnement aéronautique de New York. Quand on décolle de Teterboro et que l'on évolue dans l'un des espaces aériens les plus denses et complexes au monde, nous, pilotes de ligne, nous nous posons encore aujourd'hui certaines questions.
Entre les espaces contrôlés, les zones terminales, le trafic intense, les vecteurs radar et la proximité immédiate de JFK, Newark et LaGuardia, évoluer dans cette région demande une précision et une connaissance approfondie de la navigation aérienne. Ce n'est pas pour rien que certains pilotes appellent cet environnement, avec humour, un véritable « champ de torture ».
Près de 25 ans plus tard, beaucoup de professionnels de l'aéronautique s'interrogent encore sur la manière dont des avions de ligne ont pu être maîtrisés, déviés de leur trajectoire et naviguer avec autant de précision dans un environnement aussi complexe jusqu'à Manhattan.
La maîtrise réelle d'un avion de ligne, de son énergie, de sa vitesse, de son altitude et de sa trajectoire ne s'apprend pas simplement sur une console de jeux, ni même uniquement dans un simulateur professionnel.
Et maintenant, on vient nous expliquer que deux F-16 non armés auraient décollé, dont l'un aurait éventuellement dû être utilisé comme un appareil kamikaze ? Sérieusement ?
Quand on connaît un minimum l'aviation opérationnelle et militaire, certaines versions méritent autre chose qu'un simple : « Circulez, il n'y a rien à voir. »
2026-09-12 13:45:26