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user5902661031268
𝓗𝓮𝓷𝓭 :
حت كمن مش بتمشي وري انا 😂
2026-09-14 12:52:08
0
waledamr7
L$E$D$A🔞👻 :
🥰🥰🥰
2026-09-14 11:15:26
1
ahmedzakisukaria
Ahmed Zaki :
🥰🥰🥰
2026-09-14 07:38:05
0
ahmed_saeed213
ahmed_saeed213 :
❤️❤️❤️
2026-09-14 14:12:03
0
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ALGÉRIE–ÉMIRATS : UNE TENSION QUI NE DATE PAS D’HIER ? De la construction de l’État algérien à la bataille pour les compétences Lorsqu’on parle aujourd’hui des tensions entre l’Algérie et les Émirats arabes unis, on pourrait croire qu’il s’agit d’un conflit récent, né uniquement des désaccords politiques et géopolitiques de ces dernières années. Mais l’histoire mérite d’être regardée avec davantage de recul. 1962 : une Algérie indépendante en manque de cadres Au lendemain de l’indépendance, l’Algérie hérite d’un immense défi : construire un État avec un manque considérable de cadres qualifiés. L’enseignement est particulièrement touché. Une grande partie des enseignants et des universitaires européens quitte le pays. Dans les secteurs techniques et industriels, la situation est également difficile. Or l’Algérie doit tout reconstruire : écoles, universités, hôpitaux, administrations, entreprises publiques, infrastructures et industrie. Elle doit surtout former rapidement ses propres compétences. Pendant des années, l’État algérien investit donc dans la formation de médecins, d’enseignants, de techniciens, d’ingénieurs et de cadres. Des étudiants sont envoyés à l’étranger pour se former, notamment dans les domaines scientifiques, industriels et énergétiques. L’objectif est clair : ne plus dépendre durablement des compétences étrangères. Puis vient un autre problème : la fuite des compétences Une fois ces générations formées, une autre réalité apparaît. Les compétences algériennes deviennent recherchées à l’étranger, notamment dans les pays du Golfe, où les rémunérations et les conditions proposées peuvent être beaucoup plus attractives. Les Émirats ont notamment organisé des campagnes de recrutement en Algérie visant différentes catégories de professionnels : médecins, ingénieurs, informaticiens, cadres et spécialistes. Pour un pays qui a consacré des décennies à former ses compétences, cette situation peut naturellement être perçue comme un problème stratégique. Il faut toutefois être précis : cela ne permet pas, à lui seul, d’affirmer que le conflit politique actuel entre Alger et Abou Dhabi remonte à 1962. Les relations entre les deux États ont connu plusieurs périodes et plusieurs dimensions. Mais cela permet de comprendre une question plus profonde : Que devient un pays lorsqu’il forme ses propres cadres, puis voit une partie de ces compétences partir vers des économies capables de leur offrir des rémunérations beaucoup plus élevées ? Une question qui dépasse les Émirats Le phénomène ne concerne d’ailleurs pas uniquement les Émirats. La fuite des cerveaux est un problème qui touche de nombreux pays, notamment ceux qui ont investi dans la formation sans toujours pouvoir offrir à leurs diplômés les mêmes perspectives professionnelles et salariales que les économies les plus riches. Pour l’Algérie, le sujet est particulièrement sensible parce que la construction des compétences nationales a été l’un des grands défis des premières décennies de l’indépendance. Former un ingénieur peut prendre des années. Former un médecin également. Former un professeur, un chercheur ou un spécialiste des hydrocarbures demande du temps, des investissements et toute une infrastructure universitaire. Lorsque cette personne quitte ensuite le pays, l’Algérie ne perd donc pas seulement un salarié : elle peut perdre une partie de l’investissement humain construit sur plusieurs décennies. Alors, où sont les véritables racines ? Il serait excessif de dire : « Le conflit Algérie–Émirats a commencé juste après l’indépendance. » Mais il est légitime de poser une autre question : Les tensions actuelles ne doivent-elles pas être replacées dans une histoire beaucoup plus longue, où se mêlent formation des cadres, fuite des compétences, intérêts économiques et rivalités géopolitiques ? L'histoire des relations entre les deux pays ne commence pas avec les déclarations politiques d'aujourd'hui. Et surtout, derrière les crises diplomatiques, il existe parfois des réalités beaucoup plus ancienne
ALGÉRIE–ÉMIRATS : UNE TENSION QUI NE DATE PAS D’HIER ? De la construction de l’État algérien à la bataille pour les compétences Lorsqu’on parle aujourd’hui des tensions entre l’Algérie et les Émirats arabes unis, on pourrait croire qu’il s’agit d’un conflit récent, né uniquement des désaccords politiques et géopolitiques de ces dernières années. Mais l’histoire mérite d’être regardée avec davantage de recul. 1962 : une Algérie indépendante en manque de cadres Au lendemain de l’indépendance, l’Algérie hérite d’un immense défi : construire un État avec un manque considérable de cadres qualifiés. L’enseignement est particulièrement touché. Une grande partie des enseignants et des universitaires européens quitte le pays. Dans les secteurs techniques et industriels, la situation est également difficile. Or l’Algérie doit tout reconstruire : écoles, universités, hôpitaux, administrations, entreprises publiques, infrastructures et industrie. Elle doit surtout former rapidement ses propres compétences. Pendant des années, l’État algérien investit donc dans la formation de médecins, d’enseignants, de techniciens, d’ingénieurs et de cadres. Des étudiants sont envoyés à l’étranger pour se former, notamment dans les domaines scientifiques, industriels et énergétiques. L’objectif est clair : ne plus dépendre durablement des compétences étrangères. Puis vient un autre problème : la fuite des compétences Une fois ces générations formées, une autre réalité apparaît. Les compétences algériennes deviennent recherchées à l’étranger, notamment dans les pays du Golfe, où les rémunérations et les conditions proposées peuvent être beaucoup plus attractives. Les Émirats ont notamment organisé des campagnes de recrutement en Algérie visant différentes catégories de professionnels : médecins, ingénieurs, informaticiens, cadres et spécialistes. Pour un pays qui a consacré des décennies à former ses compétences, cette situation peut naturellement être perçue comme un problème stratégique. Il faut toutefois être précis : cela ne permet pas, à lui seul, d’affirmer que le conflit politique actuel entre Alger et Abou Dhabi remonte à 1962. Les relations entre les deux États ont connu plusieurs périodes et plusieurs dimensions. Mais cela permet de comprendre une question plus profonde : Que devient un pays lorsqu’il forme ses propres cadres, puis voit une partie de ces compétences partir vers des économies capables de leur offrir des rémunérations beaucoup plus élevées ? Une question qui dépasse les Émirats Le phénomène ne concerne d’ailleurs pas uniquement les Émirats. La fuite des cerveaux est un problème qui touche de nombreux pays, notamment ceux qui ont investi dans la formation sans toujours pouvoir offrir à leurs diplômés les mêmes perspectives professionnelles et salariales que les économies les plus riches. Pour l’Algérie, le sujet est particulièrement sensible parce que la construction des compétences nationales a été l’un des grands défis des premières décennies de l’indépendance. Former un ingénieur peut prendre des années. Former un médecin également. Former un professeur, un chercheur ou un spécialiste des hydrocarbures demande du temps, des investissements et toute une infrastructure universitaire. Lorsque cette personne quitte ensuite le pays, l’Algérie ne perd donc pas seulement un salarié : elle peut perdre une partie de l’investissement humain construit sur plusieurs décennies. Alors, où sont les véritables racines ? Il serait excessif de dire : « Le conflit Algérie–Émirats a commencé juste après l’indépendance. » Mais il est légitime de poser une autre question : Les tensions actuelles ne doivent-elles pas être replacées dans une histoire beaucoup plus longue, où se mêlent formation des cadres, fuite des compétences, intérêts économiques et rivalités géopolitiques ? L'histoire des relations entre les deux pays ne commence pas avec les déclarations politiques d'aujourd'hui. Et surtout, derrière les crises diplomatiques, il existe parfois des réalités beaucoup plus ancienne

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