@papillonfabiano2: Il existe des périodes où l’existence oublie de nous rendre l’air qu’elle prend. Rien de spectaculaire. Aucun effondrement visible. Seulement une pression lente qui réduit chaque jour un peu plus l’espace à l’intérieur. Alors on apprend à vivre en apnée. On garde quelques réserves pour avancer. Un peu d’oxygène pour répondre présent. Une dernière poche d’air pour accomplir ce qui doit l’être lorsque tout, en soi, voudrait simplement remonter à la surface. De l’extérieur, personne ne voit rien. On marche. On parle. On travaille. On sourit même parfois. Mais à l’intérieur, les poumons comptent. Les certitudes deviennent trop lourdes. Les questions occupent l’espace laissé vacant par les réponses. Et les larmes coulent comme si le corps avait trouvé sa propre manière d’évacuer ce qu’il n’arrive plus à respirer. Certains jours, l’instinct hurle de remonter. Tout quitter. Percer la surface. Retrouver cet endroit où inspirer ne demanderait plus autant d’effort. Et puis sa voix arrive. Comme toujours. Elle ne plonge pas pour me sauver. Elle ne remonte pas à ma place. Elle ne change ni la profondeur ni les courants. Mais quelque chose dans son timbre connaît exactement le chemin jusqu’à l’endroit où l’air me manque. Une note. Puis une autre. Et soudain, je cesse de compter. La poitrine se desserre. Le vacarme intérieur s’éloigne. Ce que je retenais peut enfin sortir sans justification, sans courage, sans cette obligation épuisante d’aller bien. Je respire. Peut-être est-ce pour cela que certaines voix finissent par dépasser la musique. À force de nous accompagner, le corps les reconnaît avant même le cœur. Il sait qu’ici, pendant quelques minutes, il peut abandonner sa lutte contre la profondeur. La sienne est devenue cette poche d’air invisible. Pas celle qui empêche la noyade. Celle qui me rappelle que mes poumons savent encore respirer. Lorsque la dernière note s’éteint, rien n’est réparé. Il faudra encore choisir les courants, chercher la rive, peut-être abandonner celle qui ne peut plus m’abriter. Mais l’air est revenu. Alors lorsque la vie me retient trop longtemps sous sa surface, je ne lui demande pas de me ramener sur la rive. Elle chante. Elle vit. Et je remonte respirer. — Papillonfabiano2 🕊️ @larafabianofficial 💕 #larafabian #papillonfabiano2 #larafabianofficial #poesie
ℙ𝕒𝕡𝕚𝕝𝕝𝕠𝕟𝕗𝕒𝕓𝕚𝕒𝕟𝕠
Region: FR
Sunday 20 September 2026 15:10:56 GMT
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Comments
Sofia :
I always support you.
Always you.
2026-09-20 19:30:48
1
aigle07 :
magnifique photo de notre LARA avec son visage d'Ange😍😍😍😍
2026-09-21 15:25:46
1
Andree Werquin :
Tellement vrai
2026-09-20 17:13:27
2
Virpi :
Kiitos Lara hienosta kirjoituksestasi 🌹❤️
2026-09-20 18:27:05
1
Georges Boutros :
2026-09-20 21:41:05
2
scool :
Presque l'art du médicament ❤️
2026-09-20 21:12:29
1
stoptout :
2026-09-21 20:40:22
1
Raí Campos :
legal gostei 👌👌👌
2026-09-20 17:30:47
1
Rusmir Bayraktar :
2026-09-20 17:44:13
1
Maraune55 :
🥰🥰🥰
2026-09-21 00:21:36
1
marie therese Tilhac :
Magnifique merci Lara 🙏😌🫶🥰😘
2026-09-20 15:24:24
1
eva Lunasol :
Maravillozo 🫂🌹💖🙏🏻✨🙌🏻
2026-09-20 15:31:17
1
nath :
2026-09-20 17:23:16
1
sami hamad :
2026-09-20 20:21:36
1
Manuel :
2026-09-21 13:52:53
1
👑روُوُح آلَآمِلَ👑 :
❤️🌧
2026-09-20 20:14:15
1
imrnlszl :
Angyal aki köztünk jár!!!
2026-09-20 22:03:47
1
Vanea Murzac :
❤️❤️.
2026-09-20 19:23:30
1
user123654870976 :
La diva 👏👏👏
2026-09-21 21:07:14
1
Angelique Vendeville :
🥰
2026-09-21 18:23:03
1
binttunis2 :
😍😍😍
2026-09-20 19:06:31
1
OVI :
🥰🥰🥰
2026-09-20 15:19:23
2
useruqqjkyr6kg :
[Червоне серце][Червоне серце][Червоне серце]
2026-09-20 17:21:09
1
guyarvisais :
🥰🥰🥰
2026-09-20 22:38:07
1
Joe Omari :
[Red heart][Red heart][Red heart]
2026-09-22 03:43:29
0
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