Azar :
L'énigme de la Force K : Le secret des montagnes et la revanche d'un siècle
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Il est une paresse intellectuelle fort en vogue qui consiste à juger les hommes de la nuit coloniale à l'aune des certitudes morales d'un présent apaisé. Ce tribunal rétrospectif, nourri d'anachronismes oratoires et de publications hâtives, pèche par le péché capital de l'historien : l'ignorance du contexte. L'histoire telle que nous la percevons aujourd'hui, avec son confort et son manichéisme binaire, ne nous autorise en rien à distribuer brevets de probité ou certificats de traîtrise aux acteurs de 1956.
L'affaire K, dite opération "Oiseau Bleu", est l'illustration paroxystique de cette complexité. Elle ne saurait se réduire à la fable d'un complot ourdi par un seul homme.
Tout part de "Tahar Achiche", dit Taha. Non point le proxénète de légende que la police coloniale se plut à caricaturer, mais l'entrepreneur de transport d'Azazga, le militant PPA de Sidi Moussa. Pris dans l'étau d'une affaire montée par la Mondaine, il devient la proie idéale des services.
Désemparé, il se tourne vers "Ousmeur", inspecteur de la D.S.T. et taupe du FLN, le véritable démiurge qui conçoit le double jeu : "Accepte, et nous retournerons leurs armes contre eux". Ce double jeu trouve sa caution intellectuelle chez "Augustin Ibazizen", chrétien kabyle et conseiller de Soustelle, théoricien de l'ethnopolitique qui rêvait d'une Force K, K comme Kabyle.
A ce triumvirat s'ajoutent "Ahmed Zaïdat" et le "Colonel Vrirouche" (Mohand Ameziane Yazourene), qui feront le lien avec le terrain.
"Et c'est là que réside la plus grande énigme de l'opération, celle que les historiens de salon occultent : le secret des hommes des Ath Dj
2026-09-22 11:20:11