samira24 :
Quand on choisit d’incarner Gisèle Halimi, on ne choisit pas simplement un rôle on incarne, même temporairement, la mémoire et les combats d’une femme qui a consacré sa vie à défendre les droits humains, les femmes, les peuples colonisés et notamment les droits du peuple palestinien.
Alors oui, pour moi, la question de la cohérence se pose. Comment peut-on vouloir incarner une femme dont l’engagement pour les Palestiniens était aussi constant, tout en ayant soi-même signé une tribune demandant de conditionner la reconnaissance de l’État palestinien à certaines conditions ?
Je ne demande pas à une actrice de penser exactement comme son personnage. Mais ici, on ne parle pas d’un personnage fictif dans un film de divertissement. On parle de Gisèle Halimi, d’une femme dont les combats ont une portée historique et politique considérable.
Et ce n’est d’ailleurs pas seulement mon interrogation les propres fils de Gisèle Halimi ont publiquement exprimé leur désaccord avec ce choix, en rappelant l’écart entre les positions de Charlotte Gainsbourg et celles défendues par leur mère.
À mes yeux, quand on veut incarner ne serait-ce qu’un dixième de ce que représentait Gisèle Halimi, il faut au minimum mesurer la portée symbolique de ce que l’on accepte d’incarner.
2026-09-26 11:48:50