adel777777777 :
À mes yeux, il existe une confusion fondamentale entre l’essence du message divin et les identités religieuses qui se sont construites au fil des siècles.
Dans le récit biblique, Israël est d’abord le nom donné à Jacob, et non à l’origine le nom d’un État. De même, le terme judaïsme est historiquement lié à Juda et au peuple juif. Mais peut-on réduire le message universel des prophètes à des appartenances ethniques, nationales ou religieuses ?
La Torah révélée à Moïse, selon la perspective islamique, s’inscrit dans la continuité du message fondamental de tous les prophètes : l’unicité d’Allah, le Créateur Tout-Puissant, et la soumission à Sa volonté.
Il en va de même pour Jésus et pour le dernier des prophètes, Mohammed ﷺ. Ce dernier n’a pas apporté une nouvelle religion appelée « mohammédisme », pas plus que Jésus n’a enseigné une religion appelée « christianisme » sous cette appellation. Selon la foi islamique, tous les prophètes, d’Ibrahim, Ismaïl, Ishaq, Yaacoub et Youssouf, jusqu’à Moussa, Issa et Mohammed, ont appelé l’humanité à revenir vers son Créateur et à L’adorer exclusivement.
L’islam, dans son sens fondamental de soumission à Allah, n’est donc pas, selon cette conception, un message apparu avec Mohammed : il est le fil conducteur de la révélation divine depuis les premiers prophètes.
La véritable question est alors la suivante : comment un message divin universel a-t-il pu, au fil de l’histoire, être associé à des identités, des institutions et des interprétations parfois contradictoires ?
C’est précisément cette question que chacun devrait examiner avec sincérité, en revenant aux textes, en distinguant la révélation de ses interprétations humaines et en recherchant la vérité au-delà des étiquettes.
2026-10-17 00:43:22