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Quand des étudiants descendent dans la rue pour dénoncer le manque de moyens, le manque d’enseignants et des conditions d’études qui ne leur permettent pas d’avoir une scolarité digne, les traiter avec mépris est indécent.
La honte, monsieur Lecornu, n’est pas du côté de ces jeunes qui réclament simplement les moyens d’étudier. Elle est dans un discours qui donne le sentiment de regarder une partie de la jeunesse française comme une population à part, notamment lorsqu’elle vient des quartiers populaires ou de l’immigration.
On finit par avoir l’impression qu’il existe deux écoles : d’un côté, une scolarité de princes pour les enfants des classes les plus favorisées, notamment dans certains quartiers privilégiés de Paris ; de l’autre, une scolarité de débrouille, de manque et de précarité pour les enfants des quartiers populaires.
Ce n’est pas cette France-là que nous voulons.
Les enfants de la République doivent avoir les mêmes droits, les mêmes moyens et la même dignité, qu’ils vivent dans un quartier privilégié ou dans une banlieue populaire.
Alors, monsieur Lecornu, avant de donner des leçons à ceux qui manifestent pour leur avenir, écoutez-les.
Et si vous n’êtes plus capable de représenter cette exigence d’égalité, alors oui : ramassez vos affaires et partez, s’il vous plaît. Mélanchon 2027
2026-09-29 03:28:02