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Le problème de l’armement et de la prolifération des gangs en Haïti est un phénomène complexe qui s’est construit sur plusieurs décennies. des sénateurs, des députés, des présidents, ainsi que des membres de l’élite économique (hommes d'affaires) ont directement soutenu, financé et alimenté cette démarche pour servir leurs propres intérêts politiques et privés. Voici l'histoire de ce phénomène, ses origines et les acteurs impliqués : 1. Où et quand cela a-t-il commencé ?# • Les années 1990 et 2000 (L'ère Aristide) : Après la dissolution de l'armée d'Haïti en 1994 par le président Jean-Bertrand Aristide, de nombreux anciens militaires se sont retrouvés désœuvrés et ont rejoint des bandes criminelles. Pour défendre son pouvoir face aux insurrections, le gouvernement d'Aristide a été accusé d'armer des groupes de jeunes dans les bidonvilles de Port-au-Prince (notamment à Bel-Air et Cité Soleil), baptisés les « Chimères ». Ces groupes ont commencé à fusionner la violence politique avec le contrôle territorial et le trafic de drogue. • L'après-séisme de 2010 et les années PHTK : C'est durant cette période que les gangs ont basculé d'organisations de quartier à de véritables armées criminelles surarmées. Des élites ont massivement distribué des armes pour saboter des manifestations, sécuriser des votes ou contrôler des axes stratégiques. 2. Qui a soutenu cette démarche ? Le rôle des parlementaires (Sénateurs et Députés) et des Politiciens Plusieurs enquêtes de l'ONU, de la police haïtienne et de pays étrangers (comme le Canada et les États-Unis) démontrent que des élus ont fourni de l'argent et des armes automatiques aux gangs pour asseoir leur influence locale : • Arnel Bélizaire (ancien député) : Il a été publiquement indexé et arrêté par le passé pour des affaires de détention et d'approvisionnement d'armes illégales. • Youri Latortue et Jean-Renel Sénatus (anciens sénateurs) : Ils ont fait l'objet d'accusations graves ou de sanctions internationales. Latortue a notamment été sanctionné par les États-Unis et le Canada, et est accusé d'avoir entretenu des liens étroits avec des réseaux criminels dans l'Artibonite (comme le gang Kokorat San Ras). Des chefs de gang capturés (comme l'ancien chef des 400 Mawozo) ont également cité des parlementaires comme membres fondateurs ou parrains de leurs groupes. • Michel Martelly et Jovenel Moïse (anciens présidents) : L'administration de Jovenel Moïse a été fortement accusée par des organisations de droits humains d'avoir soutenu la création de la fédération de gangs G9 an fanmi e alye, dirigée par l'ex-policier Jimmy
Le problème de l’armement et de la prolifération des gangs en Haïti est un phénomène complexe qui s’est construit sur plusieurs décennies. des sénateurs, des députés, des présidents, ainsi que des membres de l’élite économique (hommes d'affaires) ont directement soutenu, financé et alimenté cette démarche pour servir leurs propres intérêts politiques et privés. Voici l'histoire de ce phénomène, ses origines et les acteurs impliqués : 1. Où et quand cela a-t-il commencé ?# • Les années 1990 et 2000 (L'ère Aristide) : Après la dissolution de l'armée d'Haïti en 1994 par le président Jean-Bertrand Aristide, de nombreux anciens militaires se sont retrouvés désœuvrés et ont rejoint des bandes criminelles. Pour défendre son pouvoir face aux insurrections, le gouvernement d'Aristide a été accusé d'armer des groupes de jeunes dans les bidonvilles de Port-au-Prince (notamment à Bel-Air et Cité Soleil), baptisés les « Chimères ». Ces groupes ont commencé à fusionner la violence politique avec le contrôle territorial et le trafic de drogue. • L'après-séisme de 2010 et les années PHTK : C'est durant cette période que les gangs ont basculé d'organisations de quartier à de véritables armées criminelles surarmées. Des élites ont massivement distribué des armes pour saboter des manifestations, sécuriser des votes ou contrôler des axes stratégiques. 2. Qui a soutenu cette démarche ? Le rôle des parlementaires (Sénateurs et Députés) et des Politiciens Plusieurs enquêtes de l'ONU, de la police haïtienne et de pays étrangers (comme le Canada et les États-Unis) démontrent que des élus ont fourni de l'argent et des armes automatiques aux gangs pour asseoir leur influence locale : • Arnel Bélizaire (ancien député) : Il a été publiquement indexé et arrêté par le passé pour des affaires de détention et d'approvisionnement d'armes illégales. • Youri Latortue et Jean-Renel Sénatus (anciens sénateurs) : Ils ont fait l'objet d'accusations graves ou de sanctions internationales. Latortue a notamment été sanctionné par les États-Unis et le Canada, et est accusé d'avoir entretenu des liens étroits avec des réseaux criminels dans l'Artibonite (comme le gang Kokorat San Ras). Des chefs de gang capturés (comme l'ancien chef des 400 Mawozo) ont également cité des parlementaires comme membres fondateurs ou parrains de leurs groupes. • Michel Martelly et Jovenel Moïse (anciens présidents) : L'administration de Jovenel Moïse a été fortement accusée par des organisations de droits humains d'avoir soutenu la création de la fédération de gangs G9 an fanmi e alye, dirigée par l'ex-policier Jimmy "Barbecue" Chérizier, afin de réprimer les manifestations de l'opposition dans les quartiers populaires. Michel Martelly a lui aussi été sanctionné à l'international pour son rôle dans le financement des gangs. Le rôle de l'élite économique (les Oligarques) Les politiciens ne sont pas les seuls coupables. De puissants hommes d'affaires haïtiens ont financé les gangs pour protéger leurs entreprises, saboter la concurrence, ou sécuriser les ports privés qu'ils possèdent, facilitant l'entrée des armes au pays. Des figures majeures de l'élite économique haïtienne ont été sanctionnées par le Canada et les États-Unis pour complicité avec les réseaux criminels. Les fournisseurs externes (Les États-Unis) Bien qu'Haïti ne fabrique pas d'armes ni de munitions, le pays en est submergé (on estime à des centaines de milliers le nombre d'armes en circulation). La grande majorité de cet arsenal provient des États-Unis (principalement de la Floride). Les armes sont achetées illégalement par des prête-noms (straw purchasers) aux USA, puis dissimulées dans des conteneurs de marchandises#haitiantiktok🇭🇹 #History #fypage #haïti

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