Virginia BLANDIN :
Les principales puissances négrières étaient le Portugal, l'Angleterre, la France, les Pays-Bas mais aussi ce qu'on appelait les pays Baltes, c'est-à-dire la Suède, le Danemark. L'ensemble de l'Europe participe à cette économie esclavagiste. Même la Suisse y prend part, par le biais des prêts que les banques font aux compagnies commerciales européennes ou par les assurances données à ces compagnies. C'est vraiment une première globalisation d'une économie, qui comprend l'Europe, l'Afrique, les Amériques, sans oublier l'océan Indien.
Liverpool est le premier port négrier, auquel va répondre au XVIIIe siècle en France le port de Nantes. Bordeaux est le second port de traite français mais quasiment la totalité des ports de la façade atlantique - La Rochelle, Lorient, Saint-Malo, Le Havre - et même Marseille, au sud, lancent des expéditions négrières.
Q: Quelles ont été les conséquences de la traite négrière sur l'Afrique ?
R: La traite négrière va provoquer une catastrophe démographique. En trois siècles et demi, plus de 14 millions de captifs sont déportés vers les Amériques, auxquels on doit ajouter un tiers de personnes qui meurent sur les chemins de traite. Cela a également provoqué une destructuration des grands empires africains de l'époque ainsi que de nombreux conflits. Autant de choses qui ont lesté durablement toute la dynamique économique et politique de l'Afrique Subsaharienne.
Cela a aussi créé des sortes de reproduction de pouvoir au sein des populations africaines, puisque les grandes familles qui ont participé à la traite se sont maintenues plus ou moins au pouvoir
2026-10-04 01:18:27