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Des études ont montré que l'augmentation de la glycémie après ingestion de miel est moins marquée que celle provoquée par le saccharose, y compris chez les personnes diabétiques. Le miel contient des acides phénoliques, flavonoïdes, enzymes (glucose oxydase, catalase), acide ascorbique et caroténoïdes qui agissent en synergie pour neutraliser les radicaux libres et réduire le stress oxydatif. Le sucre blanc, hautement raffiné, en est totalement dépourvu. Des essais cliniques randomisés ont montré que la consommation de miel peut diminuer le cholestérol total, les triglycérides et le LDL (« mauvais cholestérol »), tout en augmentant le HDL (« bon cholestérol ») chez des sujets sains. À l'inverse, la consommation de saccharose a tendance à augmenter le cholestérol total et les triglycérides. Le miel améliore également la fonction endothéliale et inhibe l'inflammation vasculaire. Le miel est plus calorique par cuillère que le sucre blanc : environ 64 kcal et 17 g de glucides par cuillère à soupe, contre 45–50 kcal et 12 g pour le sucre. Cependant, son pouvoir sucrant est 30 à 40 % supérieur, ce qui permet d'en utiliser moins pour obtenir le même goût. L'économie calorique reste donc marginale. Les deux sont cariogènes (favorisent les caries) en l'absence d'hygiène bucco-dentaire. Le saccharose (sucre blanc) est considéré comme le substrat le plus cariogène, car il nourrit directement les bactéries buccales productrices d'acide. Le miel, bien qu'également cariogène, contient des composés antibactériens qui pourraient atténuer légèrement son potentiel cariogène, mais cela ne le rend pas sûr pour les dents. Aucun des deux ne doit être considéré comme un aliment « sain » : l'Organisation mondiale de la Santé recommande de limiter les sucres ajoutés (toutes sources confondues) à moins de 10 % de l'apport calorique quotidien, idéalement moins de 5 %. En cas de diabète ou de prédiabète, la substitution du sucre par le miel ne dispense pas d'un contrôle strict des quantités.
2026-10-04 08:33:42