Rafik Rida :
Ceux qui blessent les âmes ne laissent pas toujours de trace visible. Ils ne frappent pas avec les poings ; ils frappent avec des mots, des silences, des absences. Une phrase lancée comme une flèche, un regard qui rabaisse, une promesse oubliée : la peau reste intacte, mais quelque chose se fêle à l’intérieur.
Ce sont parfois des proches, des amis, des amours. Ils connaissent nos portes secrètes, alors ils savent où appuyer. Certains ne mesurent pas la douleur qu’ils causent. D’autres, hélas, la mesurent très bien.
Les âmes blessées continuent de sourire, de marcher, de travailler. Elles portent simplement un poids que les autres ne voient pas. Elles apprennent à se reconstruire lentement, avec des mots doux, des présences fiables et le droit de dire non.
Car ceux qui blessent les âmes ne devraient pas avoir le dernier mot. Le dernier mot appartient à celles et ceux qui guérissent, et qui choisissent, malgré tout, de ne pas devenir à leur tour des blesseurs.
2026-10-04 22:47:39