Bab chēë 3185 :
Je comprends ton raisonnement, mais je pense que tu pars d’une idée qui n’est pas forcément vraie : que si on n’a plus de manque, on n’a plus de désir, et que si on n’a plus de désir, on n’a plus rien à faire.
Pour moi, l’absence de manque signifie surtout l’absence de souffrance, de peur et de besoin, pas l’absence de plaisir, de découverte, d’amour ou d’activité.
Et pourquoi faudrait-il que quelque chose ait une fin pour avoir de la valeur ? Une relation avec quelqu’un ne devient pas inutile simplement parce qu’on sait qu’elle va durer. Dans la conception islamique, le paradis n’est pas une pièce vide où rien ne compte ; c’est une existence différente de notre monde, sans mort, peur, injustice ni souffrance, mais avec des plaisirs, des relations et une proximité avec Allah.
Donc ton argument montre peut-être que notre cerveau a du mal à imaginer une existence éternelle, mais il ne démontre pas que cette existence serait forcément vide ou ennuyeuse.
2026-10-07 00:18:59