𐔌 🪷 . ⋮ 𝓢 𝒊ꪶ𝓴 .ᐟ ֹ ₊ ꒱ :
je suis adolescente et j'ai vécu en ville et en campagne, la différence entre les "filles de ville" et celle de campagne est honnêtement choquante, en ville chaque fille avait une passion et et ses propres goûts et même celles qui ne savaient pas ce qu'elle voulait faire de leur vie était capable de se projeter en imaginant un futur unique, et surtout, acceptaient les rêves des autres.. Alors qu'à la campagne chaque fille DEVAIT avoir envie du même avenir : au moins 2 enfants, leur amour de jeunesse devait devenir leur mari, vivre leurs vie dans le catholicisme, et être le cliché de la femme "traditionnelle" tout droit sorti d'un tableau Pinterest... Bien sûr il n'y a pas de mal à ça du tout, le problème n'est pas ce choix de vie ou qu'il soit populaire, mais les jugements et l'isolement qui en découle quand on ne souhaite pas ce schéma de vie là. J'avais une amie qui ne souhaitait pas d'enfants et les remarques qu'elle s'est prise par nos propres amies sont scandaleuses. Ces filles qui étaient ses amies depuis des années ont aussi lancé des rumeurs sur sa sexualité (son orientation mais aussi sa vie sexuelle alors qu'on avait 14 ans) dans un collège, qui comme beaucoup de collège, était REMPLIE d'homophobie et de misogynie (même si on en retrouve malheureusement partout, c'était encore moins tabou entre les murs d'un petit collège avec des gosses de riches à la campagne). Je ne dis pas que ce genre de situation n'arrive qu'à la campagne, loin de là, mais la compétition constante entre qui sera la fille la plus "mariable" au sein d'un groupe "d'amies" était totalement normal pour tous. Ce commentaire n'a pas pour but de généraliser mais d'apporter un vrai témoignage sur la pression que vive les adolescentes et comment elles la refoulent aux autres dans un endroit où il est dur de comprendre qui on est du à un manque de possibilités de découverte.
2026-10-13 20:01:57