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Si le coût d’utilisation d’une voiture se limitait à celui de l’électricité, les voitures électriques auraient des avantages en ville, mais pratiquement aucun sur autoroute.
Or, le coût ne se limite pas à l’énergie consommée. Les pneus d’une voiture électrique comme le Kia EV6 ou le Hyundai Ioniq 5 coûtent environ 40 % plus cher que ceux d’un véhicule thermique comparable, comme le Volkswagen Tiguan. De plus, ils s’usent 30 à 40 % plus rapidement. Au final, cela pourrait représenter un surcoût de l’ordre de 3 euros aux 100 kilomètres, rien qu’en pneumatiques, par rapport à un diesel classique.
Mais le problème ne s’arrête pas là. En raison de leur forte composante technologique, de leur dépendance aux logiciels et du risque d’obsolescence technologique, les voitures électriques pourraient avoir une durée de vie économique plus courte. Leur valeur résiduelle peut donc diminuer rapidement. Et lorsque le véhicule coûte 50 000 euros à l’achat, la perte de valeur peut être considérable.
À cela s’ajoute le risque de défaillance de la batterie, dont le remplacement, en cas de panne hors garantie, peut représenter une dépense très importante, puisqu’elle constitue l’un des composants les plus coûteux du véhicule.
Enfin, les assurances des voitures électriques sont souvent plus chères que celles des voitures diesel ou essence, notamment en raison du coût des réparations et du remplacement de certains composants.
Tous ces éléments doivent être pris en compte dans le calcul du coût total de possession. Un diesel peut ainsi parcourir un certain nombre de kilomètres avant que les économies de carburant réalisées grâce à l’électrique ne compensent son éventuel surcoût à l’achat et ses frais d’utilisation supplémentaires. Autrement dit, l’avantage économique de la voiture électrique est loin d’être systématique et dépend fortement du kilométrage annuel, du type de trajets et de la durée de détention du véhicule.
2026-10-13 14:45:04